Le député provincial et président de l’Assemblée provinciale de l’Équateur, Clovis Elongama Elambo, a réagi au récent communiqué du Mouvement de Libération du Congo (MLC) annonçant des sanctions disciplinaires à son encontre après des propos jugés controversés.
À travers une mise au point relayée par son entourage, l’élu provincial affirme qu’il n’a jamais été membre du MLC et dénonce une confusion politique autour de son implication dans le regroupement électoral APA/MLC.
Selon Clovis Elongama, sa participation aux élections s’était limitée au regroupement politique APA/MLC, présenté comme une plateforme électorale créée pour les échéances électorales, et non comme une adhésion directe au parti de Jean-Pierre Bemba.
Il rappelle également que le secrétaire général du regroupement APA/MLC, Kikata Ngimbi, député provincial élu du Kwilu, avait déjà publié en 2024 une déclaration de désaveu concernant son appartenance à cette plateforme.
Pour le président de l’Assemblée provinciale de l’Équateur, cette prise de position avait déjà mis fin à tout lien politique ou organisationnel avec le regroupement APA/MLC. Il estime ainsi qu’aucune responsabilité disciplinaire ne peut aujourd’hui lui être imputée au nom du MLC.
Clovis Elongama souligne en outre que son propre parti politique, ADURE, avait également pris ses distances avec lui depuis 2024 à la suite de divergences internes.
Face au récent communiqué du MLC, l’élu provincial dénonce ce qu’il qualifie d’« acharnement politique » dirigé contre sa personne.
« Comment peut-on encore tirer sur un cadavre politique ? », s’interroge-t-il, considérant que sa situation politique avait déjà été clarifiée depuis plusieurs années.
Tout en affirmant conserver du respect pour certains responsables du MLC qu’il considère comme des aînés politiques, Clovis Elongama dit ne pas comprendre les motivations ayant conduit à la publication d’un tel communiqué malgré les clarifications déjà connues depuis 2024.
Dans son entourage, plusieurs acteurs politiques dénoncent une tentative de récupération politique et estiment que cette affaire révèle les ambiguïtés persistantes autour des regroupements électoraux en République démocratique du Congo.
Pour ses soutiens, le communiqué du MLC entretient une confusion entre participation à une plateforme électorale et adhésion formelle à un parti politique.
En attendant une éventuelle évolution du dossier, Clovis Elongama maintient sa position : il n’a jamais eu la qualité de membre du MLC et considère que les accusations actuelles relèvent davantage d’une pression politique que d’une véritable procédure fondée sur des bases organisationnelles claires.
Miroir Politique
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