L’affaire liée à l’acquisition d’une drague évaluée à 44 millions de dollars américains prend une nouvelle tournure à la Congolaise des Voies Maritimes (CVM). L’ancienne directrice générale, Blandine Kawanda, est désormais au centre des interrogations soulevées autour de cette opération.
Lors d’un point de presse, le président du Conseil d’administration de la CVM, Christopher Ngoy Mutamba, est revenu sur les conditions dans lesquelles ce projet d’acquisition aurait été engagé. Il a notamment évoqué des manœuvres présumées autour d’un contrat conclu avec Royal IHC, une entreprise spécialisée dans les équipements et technologies de dragage.
Selon le PCA, les membres du Conseil d’administration auraient découvert plusieurs éléments préoccupants dans ce dossier. Leur intervention aurait permis de déjouer une opération qui, d’après lui, aurait pu entraîner de lourdes conséquences financières pour la CVM et compromettre la survie de cette entreprise du portefeuille de l’État.
Christopher Ngoy Mutamba a salué la vigilance des membres du Conseil d’administration, estimant que leur action a permis de préserver les intérêts de l’entreprise et, plus largement, ceux de l’État congolais.
Le dossier porte notamment sur les conditions de négociation du contrat, les engagements financiers envisagés et le processus ayant conduit au projet d’acquisition de cette drague. Le PCA estime que ces différents éléments doivent être examinés afin d’établir clairement les responsabilités.
Face à la gravité des faits évoqués, Christopher Ngoy Mutamba appelle les instances judiciaires à se saisir du dossier et à faire toute la lumière sur cette affaire. L’objectif est notamment de déterminer si des irrégularités ou des infractions ont effectivement été commises.
Cette affaire soulève également des interrogations sur la gouvernance des entreprises publiques et sur les mécanismes de contrôle entourant les contrats portant sur des montants importants.
Il convient toutefois de rappeler que les accusations évoquées demeurent, à ce stade, des allégations. Blandine Kawanda bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à ce qu’une enquête et, le cas échéant, une décision de justice établissent définitivement les faits et les responsabilités.
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