Le passage du député Christophe Lofose Empangi, hier, sur l’émission Bosolo na Politique continue de susciter de nombreuses réactions. Au cours de son intervention, le député a notamment affirmé que « tout va bien à Basankusu », une déclaration qui contraste fortement avec les réalités observables sur le terrain.
Une question mérite dès lors d’être posée : comment peut-on affirmer que tout va bien à Basankusu lorsqu’on ne s’y rend pas pour constater directement les conditions de vie de la population ?
Lors du séjour à Basankusu de Jimmy Bokama, éditeur du journal Miroir Politique, plusieurs déclarations du député Christophe Lofose Empangi avaient été confrontées aux réalités du terrain. Parmi les dossiers examinés figuraient notamment la construction du stade Iyenga ainsi que les quatre écoles annoncées comme devant être démolies puis reconstruites.
Or, selon les constats rapportés par Miroir Politique, aucune avancée concrète correspondant aux annonces faites n’a été constatée sur le terrain. Dans plusieurs établissements, les élèves continuent d’étudier dans des conditions particulièrement difficiles, alors que ces problèmes nécessitent des réponses urgentes et concrètes.
C’est précisément ce décalage entre les déclarations et les réalités du terrain qui interpelle. Pendant que la population de Basankusu attend des solutions à ses problèmes quotidiens, le député Christophe Lofose Empangi choisit de s’exprimer sur un plateau de télévision et d’affirmer publiquement que « tout va bien à Basankusu ».
Plus surprenant encore, au lieu de consacrer son énergie aux préoccupations de sa base électorale, le député s’est également livré à des prophéties politiques concernant l’avenir du pays et le Président de la République.
Une question s’impose : est-ce véritablement la mission prioritaire d’un député élu pour représenter la population de Basankusu ?
Si Christophe Lofose Empangi dispose de temps pour multiplier les interventions médiatiques, il devrait également trouver le temps de se rendre à Basankusu, de rencontrer ses électeurs et de constater personnellement leurs conditions de vie.
Si tout va réellement bien à Basankusu, pourquoi ne pas y retourner et le démontrer sur le terrain ?
Les déclarations politiques ne peuvent pas effacer les réalités vécues par la population. Le stade Iyenga, les quatre établissements scolaires concernés et les conditions d’apprentissage des élèves sont autant de situations qui peuvent être vérifiées directement sur le terrain.
Basankusu n’a donc pas besoin de discours rassurants ni de prophéties politiques. Le territoire a besoin de vérité, de présence, d’actions concrètes et de résultats.
Miroir politique
+243810057621(Rédaction)