Fiscalité et ressources naturelles : L’IGF porte la voix de la RDC à Paris

L’Inspection générale des finances (IGF) de la République démocratique du Congo participe activement à une conférence internationale consacrée à la fiscalité et à la gestion des ressources naturelles du bassin du Congo, organisée à la Paris School of Economics, dans le 14ᵉ arrondissement de Paris.

Organisées par la Paris School of Economics et le Centre d’Amitié Suisse-RDC, avec le soutien de One Forest Vision, ces assises réunissent pendant cinq jours des chercheurs, experts, décideurs publics, gestionnaires et professionnels autour des grands enjeux liés à la fiscalité, à la gouvernance et à l’exploitation des ressources naturelles.

Les échanges portent notamment sur la fiscalité, la régulation du secteur minier, ainsi que la gestion durable des ressources forestières, minières, hydrauliques et environnementales. L’objectif est de favoriser le partage d’expériences, l’identification de bonnes pratiques et le rapprochement entre la recherche scientifique et l’action publique.

Dans ce cadre, l’IGF met également en avant son processus de transformation institutionnelle, notamment à travers son Plan stratégique triennal 2026-2028, axé sur le contrôle systémique et la digitalisation.

Sous la conduite de son chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, l’IGF interviendra ce mardi 15 septembre lors d’une table ronde consacrée au thème : « Quelles institutions pour quel développement économique ? »

Le vendredi 18 septembre, au cinquième jour des travaux, l’institution congolaise présentera une communication intitulée : « L’Inspection générale des finances, une institution clé en transformation ». Elle prendra également part à une table ronde consacrée à la problématique de l’évasion fiscale et des inégalités.

Plusieurs institutions congolaises présentes

La participation congolaise ne se limite pas à l’IGF. Plusieurs institutions publiques prennent également part à ces assises, notamment la Direction générale des impôts (DGI), la Direction générale des douanes et accises (DGDA), l’OGEFREM et l’INPP.

Cette présence permet aux représentants congolais de confronter leurs expériences avec celles d’autres pays et de réfléchir aux mécanismes susceptibles d’améliorer la mobilisation des recettes publiques et la gestion des ressources naturelles.

Les minerais critiques au centre des échanges

Lors de la première journée, le discours d’ouverture a été prononcé par Jean-Olivier Hairault, directeur à la Paris School of Economics. Il a souligné l’importance de ces assises pour les économies des pays producteurs de minerais et d’autres ressources naturelles stratégiques.

Léo Czajka, de l’Observatoire international de la fiscalité, a abordé les objectifs et les contraintes des systèmes fiscaux.

De son côté, Ninon Moreau Kastler, également de l’Observatoire international de la fiscalité, a développé la question de la taxation et de la géopolitique des exportations des minerais critiques.

Elle a notamment relevé que les enjeux liés à ces ressources dépassent largement le cadre national. Les pays producteurs doivent ainsi mieux prendre en compte les intérêts géopolitiques qui entourent leur exploitation, leur gestion et leur réglementation, dans un contexte marqué par la montée du nationalisme économique.

L’intelligence artificielle au service des administrations

La transformation numérique des administrations publiques figure également parmi les sujets abordés.

Philippe Widmer, de la Paris School of Economics, a présenté une réflexion sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les administrations publiques, notamment son impact sur les pratiques internes et les nouveaux modes de communication avec les citoyens.

Tout en soulignant les opportunités offertes par ces technologies, il a appelé à une utilisation prudente et responsable de l’intelligence artificielle dans le secteur public.

Enfin, John Musienge Mundioko, directeur des grandes entreprises à la Direction générale des impôts de la RDC, a présenté, au cours d’un atelier, un état des lieux de la taxation en République démocratique du Congo ainsi que les principales problématiques du système fiscal congolais, sur la base des données disponibles.

À travers sa participation à cette conférence, l’IGF entend ainsi contribuer aux réflexions internationales sur la fiscalité et la gouvernance des ressources naturelles, tout en présentant les réformes engagées en RDC en matière de contrôle et de modernisation des finances publiques.

Miroir politique

+243810057621(Rédaction)

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