Crash de Kenge : Le Dg Louis Blaise Londole de la RVA dans le viseur de Jean-Pierre Bemba

Le crash aérien survenu le 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango, continue de susciter des interrogations au sein de l’opinion et des autorités congolaises. Dans ce contexte, le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, a demandé des éclaircissements à l’Autorité de l’aviation civile (AAC) et à la Régie des voies aériennes (RVA).Dans une correspondance datée du 25 septembre 2026, le ministre demande notamment des informations sur l’état technique du Let 410 immatriculé 9S-GUC, exploité par TRACEP Congo Aviation, ainsi que sur son dernier contrôle de navigabilité et les circonstances de l’accident.

Cette démarche place également la direction générale de la RVA, conduite par Louis Blaise Londole, devant la nécessité d’apporter les éléments relevant des responsabilités et prérogatives de la régie.

Des appels à la démission

Au regard de la gravité du drame et des interrogations soulevées autour du fonctionnement du secteur aérien, des voix pourraient désormais réclamer la démission du DG de la RVA, Louis Blaise Londole, estimant qu’une telle mesure permettrait de tirer les conséquences institutionnelles de l’accident.

Toutefois, aucune conclusion officielle ne permet à ce stade d’établir une responsabilité personnelle du directeur général de la RVA dans le crash. La question d’une éventuelle démission relève donc d’une revendication ou d’une position à attribuer à ceux qui la formulent, et non d’une conclusion déjà établie par les enquêteurs.

Les enquêtes appelées à établir les responsabilités

Le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA) poursuit les investigations afin de déterminer les circonstances et les causes précises de l’accident.

Les éléments techniques, les données relatives à la navigabilité de l’appareil, les conditions du vol et les différentes informations recueillies auprès des structures concernées devront être examinés avant toute conclusion définitive.

Dans l’attente du rapport d’enquête, la responsabilité éventuelle des différents intervenants dans la chaîne de sécurité aérienne demeure à établir.

Miroir politique

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