La réforme du Code du numérique a été au cœur des échanges au Sénat ce lundi 28 septembre. À cette occasion, l’honorable sénatrice Carole Agito Amela a défendu une approche qui entend dépasser les seuls aspects techniques et juridiques du texte.
Dans son intervention, la sénatrice a replacé la réforme dans le contexte plus large de la transformation numérique de la République démocratique du Congo. L’évolution du cadre légal doit, selon cette approche, tenir compte des réalités vécues par les citoyens et des mutations profondes liées au développement des technologies numériques.
La protection des citoyens dans l’espace numérique figure ainsi parmi les principales préoccupations soulevées. À cela s’ajoutent l’inclusion numérique, la promotion de l’entrepreneuriat, l’accès des provinces aux opportunités offertes par l’économie numérique ainsi que la sécurité juridique des transactions électroniques.
La question de la fracture numérique occupe également une place importante dans cette réflexion. L’enjeu consiste notamment à faire en sorte que les avancées technologiques ne restent pas concentrées dans les grands centres urbains, mais puissent bénéficier aux populations des différentes provinces.
Au-delà de la modification des dispositions légales, Carole Agito Amela inscrit donc le débat dans une perspective sociétale. Il s’agit de disposer d’un cadre juridique capable d’accompagner l’innovation tout en garantissant la protection des utilisateurs et un accès plus équitable aux opportunités liées au numérique.
Cette intervention remet ainsi au centre du débat la nécessité d’adapter la législation aux réalités de la société congolaise, dans un contexte marqué par l’accélération de la transformation numérique.
Miroir politique
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