L’Association nationale des établissements publics et entreprises du Portefeuille –ANEP- a conduit ses sociétaires au siège de l’Inspection générale des Finances pour une réunion d’échange convoquée par l’Inspecteur général chef de service de l’IGF, Christophe Bitasimwa Bahii. La rencontre était essentiellement axée sur l’annonce d’une autre vague des missions d’encadrement, l’établissement des périmètres opérationnels ainsi que des objectifs de ces missions.
A cette occasion, l’Inspecteur général des Finances, Chef de service a résumé l’essentiel de la rencontre en termes d’une évaluation triennale des résultats et des projections d’ici la fin de l’année 2025.
Les mandataires publics ont profité de ces échanges pour soulever des préoccupations liées à l’exercice de leurs fonctions en rapport avec le travail des inspecteurs des finances en missions dans leurs entreprises.
Rappelons que le 20 août dernier, une autre rencontre avec les mandataires avait permis à l’IGF d’étoffer un mémorandum qui a été déposé auprès de la Première ministre concernant les avantages des mandataires publics, au regard des déficits sur les mesures d’application constatés sur le terrain.
La démarche de l’IGF traduit sa volonté de maintenir le cap sur l’implémentation de la bonne gouvernance et la performance dans les entreprises publiques.
Se mettre d’accord sur les termes de référence
La rencontre stratégique qui s’est donc déroulée dans la salle de réunion Léon Kazumba de l’Inspection générale des Finances le mardi 29 octobre 2025, a aidé à l’établissement des périmètres opérationnels ; la définition des objectifs de ces missions ainsi que l’harmonisation des approches entre d’une part les contrôleurs, et d’autre part les contrôlés sur les termes de référence des missions.
La rencontre a débuté par le mot d’ouverture du chef de service de l’IGF, suivi de l’intervention du Secrétaire exécutif de l’ANEP, Patrick Ngulu qui a épinglé plusieurs difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises publiques, notamment les dettes envers le fisc, la restriction de certains avantages pour les présidents des conseils d’administration, ainsi que la levée des indemnités de sortie pour les Directeurs généraux et leurs adjoints.
A son tour, le chef de service de l’IGF, Christophe Bitasimwa a rappelé le bien-fondé de cette rencontre, en particulier le manque de mémos. Pour cette raison, a-t-il expliqué, il était nécessaire pour parler d’un certain nombre des points, notamment du lancement d’autres missions et leur particularité.
Ensuite, il a précisé que les différents échanges ont permis de faire le point sur l’état d’avancement des contrôles, d’évaluer les résultats obtenus en trois ans d’exercice et d’identifier les actions à poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2025.
Le numéro un de l’IGF a noté qu’il n’y avait pas, à proprement parler, de difficultés. Cela fait trois ans que nous travaillons dans les entreprises, et tout se passe très bien, a-t-il ajouté, tout en soulignant que le seul point de divergence lié aux avantages des mandataires, a déjà été soumis à l’arbitrage de la Première ministre pour décision.
Avec le lancement de nouvelles missions, l’IGF réaffirme sa détermination à assurer un suivi rigoureux de la gestion des entreprises publiques, en collaboration étroite avec l’ANEP. Cette dynamique de contrôle et de transparence s’inscrit dans la continuité de la mission de l’IGF: garantir la redevabilité, restaurer la discipline financière et promouvoir une gouvernance publique exemplaire en République Démocratique du Congo.