La ministre de l’Environnement Marie Nyange au cœur d’une vive controverse 

Après avoir envoyé 15 personnes aux États-Unis sans mission claire lors de l’Assemblée générale de l’ONU, elle récidive en mobilisant des députés pour la COP30 au Brésil, sans justification technique apparente. Ces pratiques soulèvent des interrogations sur la gestion des fonds publics et l’éthique administrative.

À quelques jours de la COP30 prévue à Belém, au Brésil, la ministre congolaise de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, fait l’objet d’une double polémique. Deux ordres de mission, deux contextes diplomatiques majeurs, et une même constante: l’absence de justification fonctionnelle pour les personnes envoyées à l’étranger aux frais de l’État.

Une délégation fantôme à New York

En septembre dernier, à l’occasion de la 78e Assemblée générale des Nations unies à New York, la ministre a signé un ordre de mission collectif pour 15 personnes. Problème: aucun des membres de cette délégation, y compris la ministre elle-même, n’a pris part aux travaux officiels de l’Assemblée. Aucun discours, aucune participation à un panel, aucune réunion bilatérale documentée.

Cette mission, dont les frais de séjour et de transport ont été entièrement pris en charge par le Trésor public, est aujourd’hui perçue comme un voyage de complaisance, sans impact diplomatique ni environnemental.

COP30: des élus en mission, les techniciens à l’écart

Alors que la RDC est directement concernée par les enjeux de la COP30 — en tant que pays forestier stratégique dans la lutte contre le changement climatique — la ministre a surpris en envoyant cinq députés nationaux en mission officielle au Brésil, du 9 au 23 novembre.

L’ordre de mission, qui circule sur les réseaux sociaux, ne précise ni les rôles de ces élus, ni les objectifs de leur présence à cette conférence technique. Pendant ce temps, les experts du ministère, les négociateurs climatiques et les techniciens de terrain sont laissés pour compte, sans moyens pour représenter valablement la RDC dans les discussions cruciales sur les financements climatiques et la préservation des forêts.

Ces pratiques soulèvent des questions graves:

– Pourquoi mobiliser des fonds publics pour des missions sans impact mesurable?

– Pourquoi écarter les compétences techniques au profit de figures politiques?

– Quel est le bilan réel de la ministre depuis sa prise de fonction?

Dans un contexte où la RDC peine à financer ses priorités environnementales, ces dépenses sont perçues comme un gaspillage injustifiable, voire une instrumentalisation des institutions à des fins personnelles ou politiques.

Une ministre en perte de crédibilité

Marie Nyange, censée incarner la diplomatie climatique congolaise, semble confondre visibilité et efficacité. En multipliant les missions sans contenu, elle affaiblit la position de la RDC sur la scène internationale et compromet la crédibilité de son ministère.

Miroir Politique

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