Dans une démarche qui marque un tournant décisif dans son parcours, la Fondation Le Cri des Œuvres a officiellement rejoint les rangs du Mouvement Congo En Avant (MCA), un parti politique en pleine expansion sur la scène congolaise. La cérémonie voulue sobre mais riche en symbole avait eu lieu le samedi 6 septembre 2825 à Kinshasa.
Fondée par Chris Bakadifuila, la Fondation Le Cri des Œuvres s’est imposée ces dernières années comme un acteur incontournable de la société civile, œuvrant notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé communautaire et de la lutte contre la précarité. Son engagement social, salué par de nombreux observateurs, prend désormais une dimension politique assumée.
« Nous avons compris que pour transformer durablement notre société, il ne suffit plus d’agir en marge du système. Il faut en faire partie pour mieux l’influencer », a déclaré M. Bakadifuila devant un parterre de militants et de sympathisants. Il a également souligné que cette adhésion ne signifie pas un abandon de la mission sociale de la Fondation, mais plutôt une extension de son champ d’action.
Le président du Mouvement Congo En Avant, Kas Kasongo Kalalo, a salué cette intégration comme « un renfort de taille » pour son parti. « Le MCA est un mouvement d’ouverture, de rassemblement et de transformation. L’arrivée de la Fondation Le Cri des Œuvres renforce notre ancrage dans les réalités du terrain », a-t-il affirmé.
Cette alliance s’inscrit dans une dynamique plus large de convergence entre les forces citoyennes et les structures politiques, à l’approche des échéances électorales. Plusieurs autres organisations de la société civile auraient entamé des discussions similaires avec le MCA, selon des sources proches du parti.
Pour de nombreux analystes, cette fusion entre engagement social et action politique pourrait redessiner les contours du militantisme en RDC, en offrant une nouvelle voie à ceux qui souhaitent conjuguer proximité avec les populations et influence institutionnelle. Cette adhésion constitue un pari audacieuse mais porteur d’espoir pour une jeunesse congolaise en quête de repères et de résultats concrets.