RDC : Eddy Iyeli une posture controversée au sein de l’exécutif provincial de Kinshasa

Dans un contexte où Kinshasa, mégapole de plus de 15 millions d’habitants, fait face à des défis criants en matière d’assainissement, d’accès aux services sociaux de base et de gouvernance locale, les attentes envers les membres de l’exécutif provincial sont immenses. Le rôle du vice-gouverneur, censé être un pilier de l’action publique, est d’autant plus crucial qu’il incarne la continuité et le soutien à la mise en œuvre des politiques publiques. Pourtant, Eddy Iyeli, actuel vice-gouverneur de Kinshasa, semble s’être illustré davantage par son effacement politique que par son engagement au service des Kinois.

Depuis sa prise de fonction, son comportement suscite de vives interrogations. Plus préoccupé par ses intérêts personnels et ses activités commerciales que par les urgences sociales de la capitale, il s’est progressivement éloigné de ses responsabilités institutionnelles. Cette posture, jugée irresponsable par de nombreux observateurs, soulève des inquiétudes quant à la crédibilité de l’exécutif provincial et à la gestion des ressources publiques.

Une gestion marquée par l’inaction et le repli personnel

1. Une absence remarquée dans les dossiers prioritaires

Alors que Kinshasa est confrontée à des inondations récurrentes, à l’insalubrité chronique et à la dégradation des infrastructures de base, le vice-gouverneur s’est montré absent des grands chantiers de la ville. Aucun discours, aucune visite de terrain, aucune initiative concrète n’a été portée par lui pour répondre aux besoins urgents des populations. Son silence sur la mauvaise gestion des fonds alloués à l’assainissement et au curage des caniveaux est perçu comme une forme de complicité passive, voire de désengagement total.

2. Une dérive vers la propagande personnelle

Plutôt que de s’investir dans les affaires de la capitale, Eddy Iyeli semble avoir déplacé son centre d’intérêt vers la ville de Mbandaka, où il mène une intense campagne de communication à des fins personnelles. Cette stratégie, jugée opportuniste, alimente les soupçons d’un agenda politique parallèle, éloigné des préoccupations des Kinois. Des sources évoquent même une instrumentalisation de sa fonction pour servir ses ambitions commerciales et politiques, au détriment de son mandat actuel.

À cela s’ajoutent des incidents embarrassants, comme la diffusion accidentelle de contenus inappropriés dans un groupe WhatsApp politique, qui ont entaché son image et renforcé l’idée d’un vice-gouverneur déconnecté des exigences de sa charge. Ces maladresses, loin d’être anodines, traduisent un manque de rigueur et de professionnalisme dans l’exercice de ses fonctions.

Une responsabilité politique à assumer

Le cas d’Eddy Iyeli illustre les dérives possibles lorsque la fonction publique est confondue avec des intérêts privés. Son absence prolongée, son silence sur des dossiers cruciaux et son activisme personnel à Mbandaka posent un sérieux problème de gouvernance. Dans une ville comme Kinshasa, où les défis sont immenses, chaque membre de l’exécutif doit être à la hauteur de ses responsabilités.

Il est temps que des comptes soient demandés, non pas par esprit de règlement de comptes, mais au nom de la redevabilité et du respect dû aux citoyens. Le vice-gouverneur Eddy Iyeli, cadre du parti MLC de Jean-Pierre Bemba, doit clarifier sa position: est-il au service de Kinshasa ou de ses propres ambitions? L’avenir de la capitale ne peut se construire dans l’ombre de l’indifférence. De ce fait, il doit dégager au terme de l’audit en cours.

Miroir Politique

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