Basankusu, au cœur de la province de l’Équateur, devait être l’un des pôles symboliques du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T). Routes, bâtiments administratifs, écoles, infrastructures socio-économiques : autant de chantiers promis pour transformer durablement la vie des populations.
Pourtant, à ce jour, le constat local demeure amer. Les travaux annoncés tardent à se concrétiser, certains chantiers restent à peine entamés et la communication officielle peine à rassurer. Cette situation a ravivé les critiques à l’égard du coordonnateur de la CFEF, M. Alain Lungungu, dont la responsabilité administrative est régulièrement invoquée dans le suivi du programme.
Une gestion contestée à Basankusu
Plusieurs acteurs de la société civile et la jeunessed dénoncent un manque de visibilité sur l’état réel d’avancement des projets, évoquent une coordination “défaillante” et pointent des retards qu’ils jugent “inexpliqués”.
Même si les difficultés structurelles, logistiques ou budgétaires du PDL-145T sont connues, beaucoup estiment que l’absence d’un pilotage rigoureux et transparent a aggravé la situation à Basankusu.
Des notables locaux et la jeunesse, affirment que les attentes des communautés ont été déçues. Selon eux, l’écart entre les promesses du programme et la réalité sur le terrain a créé un climat de frustration, au point que le nom de M. Alain Lungungu revient systématiquement dans les débats publics.
Un appel croissant à la responsabilisation
Face à cette accumulation de critiques, plusieurs voix s’élèvent aujourd’hui pour demander une prise de responsabilité.
Dans les milieux associatifs comme dans diverses tribunes citoyennes, l’idée d’une démission du coordonnateur de la CFEF revient avec insistance, présentée comme un acte nécessaire pour restaurer la confiance et permettre un nouveau départ dans la gestion du PDL-145T.
Ces appels ne traduisent pas seulement une contestation individuelle : ils reflètent une crise de crédibilité institutionnelle autour d’un programme pourtant crucial pour le développement local. Pour beaucoup, un changement de leadership serait l’occasion de réévaluer les méthodes, d’accélérer l’exécution et de réinstaurer une culture de transparence.
Pour un redressement urgent du PDL-145T
Au-delà de la personne de M. Lungungu, l’essentiel demeure l’avenir du PDL-145T à Basankusu. Le territoire ne peut plus se permettre de rester en marge des avancées promises dans le reste du pays.
Les populations attendent des résultats concrets : écoles fonctionnelles, infrastructures de base. Elles réclament aussi une gestion responsable, capable de rendre compte des progrès comme des obstacles.
Alors que les critiques se multiplient, il appartient désormais aux autorités nationales de trancher : maintenir la confiance en l’équipe actuelle ou ouvrir une nouvelle étape de gouvernance afin d’éviter que Basankusu ne devienne le symbole d’un programme qui n’a pas tenu ses promesses.