Le président de la République, Félix Tshisekedi, a rappelé que, selon les rapports des Nations Unies, le Groupe d’experts conclut que les RDF exercent la direction et le contrôle effectif des opérations de l’AFC-M23, soulignant la complexité de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Malgré ces tensions persistantes, le chef de l’État a assuré que la RDC privilégierait la voie diplomatique, tout en affirmant qu’il ne renoncera ni à sa souveraineté, ni à la sécurité de ses citoyens. « Je reste convaincu que ce tournant diplomatique ouvre un chemin nouveau », a-t-il déclaré, se disant optimiste mais vigilant face aux défis à venir.
Pour Tshisekedi, la paix durable se matérialise dans le quotidien retrouvé des Congolais : écoles fonctionnelles, accès aux soins de santé, routes et marchés opérationnels, relance économique et perspectives pour la jeunesse. Il a insisté sur le fait que la reconstruction de l’Est sera l’un des axes les plus déterminants de son action, considérant que le développement de cette région est essentiel pour stabiliser le pays.
Le président a conclu sur une note de vigilance : tant qu’« un seul village », « un seul quartier » ou « une seule colline » restera menacé, il considérera que la tâche du gouvernement n’est pas achevée.
Ce discours reflète la volonté de Tshisekedi d’équilibrer diplomatie et fermeté, dans un contexte où les populations de l’Est vivent sous la menace des groupes armés et attendent des résultats concrets en matière de sécurité et de reconstruction.