Le Vice-Premier Ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a officiellement remis à l’Inspection Générale des Finances (IGF) un nouveau cadre organique, présenté comme un outil stratégique pour moderniser la gestion des ressources humaines de l’État.
Ce document révisé redéfinit les responsabilités internes et fournit une structure administrative plus claire, destinée à améliorer l’efficacité de l’IGF dans ses missions de contrôle de la dépense publique et de mobilisation des recettes nationales.
Lors de la cérémonie, Jean-Pierre Lihau a rappelé que cette réforme s’inscrit dans la vision modernisatrice du Président de la République, notamment à travers l’identification biométrique des agents publics et la maîtrise des effectifs ainsi que de la masse salariale. Selon lui, la rationalisation des structures administratives est indispensable pour doter l’État d’une fonction publique « plus professionnelle et mieux contrôlée ».
De son côté, l’Inspecteur Général des Finances, Christophe Bitasimwa, a salué l’initiative et s’est engagé à respecter strictement les nouvelles contraintes organisationnelles, dont le plafond des emplois et les normes de recrutement. Il considère ce nouveau cadre comme un instrument clé pour renforcer la discipline administrative au sein de l’institution et aligner l’IGF sur les objectifs des réformes en cours.
Cette révision du cadre organique marque une étape importante dans la volonté du gouvernement de professionnaliser la fonction publique. Si l’IGF dispose désormais d’un outil administratif plus moderne, le véritable défi résidera dans la mise en œuvre concrète de ces règles, dans un contexte où les résistances aux réformes restent fréquentes. L’engagement affiché par la direction de l’IGF est encourageant, mais son efficacité dépendra de la capacité de l’État à garantir la continuité, la rigueur et l’indépendance des actions de contrôle.