Budget 2026 : La Sénatrice Carole Agito dénonce l’injustice faite au Bas-Uélé

La Sénatrice Carole Agito Amela a vivement interpellé le Ministre d’État, Ministre du Budget lors d’une séance de la Commission Écofin du Sénat consacrée à l’examen du projet de loi de finances 2026. Portant la voix du Bas-Uélé, sa province d’origine, elle a dénoncé ce qu’elle qualifie de marginalisation persistante dans la répartition des crédits budgétaires.

Des secteurs négligés malgré leur importance stratégique

La Sénatrice a pointé du doigt la faiblesse des prévisions budgétaires allouées au Bas-Uélé dans plusieurs secteurs essentiels au développement de la province.

Elle a notamment relevé :

le sous-financement criant des infrastructures routières, particulièrement les axes stratégiques RN4 et RN6, véritables corridors de désenclavement ;

l’absence d’efforts réels en matière d’électrification rurale, pourtant indispensable à l’essor des activités économiques ;

la fragilité persistante du système de santé, faute d’infrastructures, d’équipements et de personnel ;

les besoins urgents du secteur éducatif, encore marqué par le manque d’écoles viables et d’enseignants correctement pris en charge.

Elle a également plaidé pour que les routes provinciales soient explicitement intégrées dans le budget 2026, rappelant qu’elles constituent des maillons essentiels pour la circulation des biens et des personnes.

Des exigences claires pour restaurer l’équité

Au-delà des infrastructures, la Sénatrice Agito Amela a formulé une série de demandes concrètes au Ministre du Budget :

1. Le paiement des députés provinciaux, des conseillers communaux et des Fonds de Fonctionnement des provinces ;

2. La prise en charge effective des entités territoriales déconcentrées, souvent laissées à elles-mêmes ;

3. L’octroi d’une dotation conséquente destinée aux investissements locaux, afin de permettre aux provinces de conduire des projets structurants.

Selon elle, il est inconcevable que des institutions provinciales soient appelées à fonctionner sans ressources suffisantes, alors que la Constitution leur reconnaît un rôle déterminant dans la gouvernance locale.

Le désenclavement du Bas-Uélé, une question d’équité nationale

Dans son intervention, la Sénatrice a rappelé que le désenclavement du Bas-Uélé est une nécessité nationale, et non une revendication identitaire ou régionale.

Elle a souligné que cette province, riche en potentialités agricoles, forestières et minières, pourrait contribuer davantage à l’économie nationale si les infrastructures de base étaient enfin modernisées.

Le Bas-Uélé ne demande pas des privilèges, mais le strict respect du principe d’équité territoriale, a-t-elle martelé, appelant le gouvernement à corriger les déséquilibres historiques dans l’affectation des ressources publiques.

Un appel ferme à la révision du budget

La Sénatrice Carole Agito Amela a conclu en réaffirmant sa détermination à défendre les intérêts de sa province jusqu’au vote final de la loi de finances. Elle a appelé le Ministre du Budget à procéder aux ajustements nécessaires afin que le Bas-Uélé bénéficie enfin d’une allocation conforme à ses besoins réels et à son potentiel de 

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