INPP :  Le Dg Stanislas Godefroid Tshimanga au centre d’une gouvernance contestée

L’Institut national de préparation professionnelle (INPP), longtemps considéré comme un pilier de la formation technique et professionnelle en République démocratique du Congo, traverse une période de turbulences sans précédent. Créée pour renforcer l’employabilité des jeunes et des adultes, cette institution publique jouait un rôle clé dans la lutte contre le chômage et la promotion de l’entrepreneuriat. Aujourd’hui, elle fait face à une crise de gouvernance qui menace son avenir et celui de milliers de bénéficiaires.

Pendant plusieurs décennies, l’INPP a bénéficié de l’appui de partenaires internationaux de premier plan, notamment l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et l’Agence française de développement (AFD). Ces soutiens ont permis la modernisation des infrastructures et l’amélioration des programmes de formation. Toutefois, cette dynamique positive semble aujourd’hui s’essouffler.

Une direction vivement critiquée

Au centre des critiques figure l’actuel Directeur général, Stanislas Godefroid Tshimanga, dont la gestion est vivement contestée par une partie du personnel. Selon plusieurs agents de l’institution, son management serait marqué par des tensions internes persistantes et une difficulté à instaurer un climat de travail collaboratif. Des sources internes évoquent notamment des absences répétées aux réunions de travail, un déficit de communication et une vision stratégique jugée insuffisante face aux défis actuels de l’INPP.

Ces dysfonctionnements auraient également affecté les relations avec les partenaires techniques et financiers. La JICA et l’AFD exprimeraient des réserves quant à la capacité de la direction générale à valoriser et pérenniser leurs investissements. Face à cette situation préoccupante, le président du conseil d’administration, Jean-Marie Lukulasi, serait intervenu afin de tenter de préserver la crédibilité et la stabilité de l’institution.

Un impact social préoccupant

La crise de l’INPP intervient dans un contexte national marqué par un chômage élevé des jeunes. Le recul de la qualité des formations et l’inadéquation croissante avec les besoins du marché du travail compromettent l’insertion professionnelle de nombreux apprenants. Pour une institution censée être un tremplin vers l’emploi, cette situation constitue un revers majeur aux conséquences sociales importantes.

Une question de gouvernance publique

Au-delà de l’INPP, cette crise pose la question plus large de la gouvernance des établissements publics en République démocratique du Congo. Elle met en lumière la nécessité d’une gestion responsable et compétente, capable de préserver des outils stratégiques pour le développement du pays.

Un avenir à reconstruire

Le déclin observé à l’INPP illustre les limites d’un système de gouvernance publique fragilisé par des choix managériaux contestés. Alors que la RDC ambitionne un développement inclusif et durable, de nombreux observateurs estiment urgent de redonner à cette institution ses lettres de noblesse, en la dotant d’une direction crédible, professionnelle et affranchie des considérations partisanes.

Sauver l’INPP, c’est investir dans l’avenir de la jeunesse congolaise et restaurer la confiance des citoyens comme des partenaires internationaux.

Miroir Politique 

+243810057621(Rédaction)

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