Un élément nouveau est intervenu aujourd’hui dans l’affaire relative à l’arrestation de Dieu-Merci Benkanga. À la suite de pressions et de dénonciations liées au non-respect de la procédure légale, monsieur Freddy Bofaso, traiteur gestionnaire, a officiellement déposé hier une lettre de désistement, actant le retrait de la plainte qu’il avait introduite auprès de l’auditorat militaire.

Selon des sources proches du dossier, Dieu-Merci Benkanga a d’abord été interpellé par la police criminelle sur la base d’un mandat d’amener dont la régularité est aujourd’hui fortement contestée. Il a ensuite été transféré à l’auditorat militaire, où il a passé la nuit, une situation jugée préoccupante par plusieurs acteurs de la défense des droits humains.
Face à ces faits, nous interpellons solennellement l’Auditeur général Lucien René Likulia afin qu’il se saisisse personnellement de ce dossier et prenne les mesures nécessaires pour poursuivre la ou les personnes ayant établi ou exécuté ce mandat d’amener en violation apparente de la procédure légale.

Pour de nombreux juristes, le retrait de la plainte, combiné aux irrégularités de procédure relevées, impose un réexamen immédiat de la légalité de la détention de Dieu-Merci Benkanga, ainsi que la protection de ses droits fondamentaux.
À ce jour, aucune communication officielle n’a encore été faite par l’auditorat militaire concernant les suites réservées au désistement du plaignant ni sur la responsabilité des acteurs ayant établi le mandat. Pendant ce temps, la famille de Dieu-Merci Benkanga et plusieurs voix citoyennes continuent d’exiger sa libération immédiate et une justice transparente.
Cette affaire relance le débat sur les arrestations arbitraires, l’usage abusif des mandats d’amener, et la nécessité pour les autorités judiciaires de garantir que nul ne soit privé de sa liberté en dehors des cadres prévus par la loi en République démocratique du Congo.
Miroir Politique
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