Depuis quelques jours, des messages à caractère polémique circulent dans certains groupes WhatsApp, mettant en cause la gestion du ministère des Sports et Loisirs. Ces sorties, attribuées à François Mwana Kabulo, ancien ministre du secteur, ciblent directement l’actuel ministre, Didier Budimbu.
Pour de nombreux observateurs, cette agitation médiatique illustre une réalité bien connue en politique : quand la performance dérange, elle provoque des attaques. L’activisme verbal de l’ancien ministre intervient précisément à un moment où l’action de Didier Budimbu est jugée plus visible, plus rigoureuse et mieux structurée que par le passé.
Des critiques qui interrogent sur leurs motivations
Lorsqu’on a exercé de hautes fonctions publiques, on est tenu à un devoir de réserve, de responsabilité et de vérité. Or, les propos relayés dans ces plateformes privées s’apparentent davantage à une campagne de discrédit qu’à une critique institutionnelle fondée sur des faits vérifiables.
Cette posture alimente l’idée, largement partagée dans les milieux sportifs, que François Mwana Kabulo aurait du mal à accepter qu’un successeur fasse correctement son travail, obtienne des résultats concrets et bénéficie d’un soutien croissant des acteurs du secteur.
Des faits établis face à une polémique artificielle
Contrairement aux insinuations diffusées, les faits sont publics, connus et vérifiables. À la suite d’un incident technique indépendant de la volonté des autorités, toutes les délégations concernées — supporters, animateurs et journalistes — ont été prises en charge, encadrées et ramenées sans incident majeur. Plusieurs bénéficiaires ont même remercié publiquement le ministère des Sports et Loisirs pour la gestion responsable de la situation.
Persister à présenter cet épisode comme un échec grave relève davantage d’une volonté de déformer la réalité que d’un souci d’informer correctement l’opinion.
Quand la réussite devient une source de frustration
Dans les cercles sportifs, nombreux sont ceux qui estiment que ces attaques répétées traduisent une forme de jalousie politique. La dynamique actuelle, marquée par une meilleure organisation, une présence accrue sur le terrain et une prise de responsabilité assumée par Didier Budimbu, contraste avec certaines pratiques du passé.
Quand la performance dérange, elle expose à la critique, surtout de la part de ceux qui peinent à accepter que le ministère fonctionne sans eux — et parfois mieux.
Le sport ne doit pas être pris en otage
Instrumentaliser des plateformes privées pour semer le doute et la confusion nuit à l’image du sport congolais et fragilise les institutions. Le débat démocratique est légitime, mais il doit se faire dans la vérité, la transparence et le respect, non dans la désinformation et les attaques personnelles.
Pour un débat responsable et digne
Si François Mwana Kabulo estime disposer d’éléments sérieux à reprocher à la gestion actuelle, qu’il les expose publiquement, preuves à l’appui. À défaut, la retenue et la responsabilité devraient s’imposer.
Car la désinformation ne construit rien, et les rivalités personnelles affaiblissent le sport.
Le sport doit rassembler, inspirer et unir la nation non servir de terrain à des règlements de comptes.
Miroir Politique
+243810057621(Rédaction)