Le drame survenu à Ango, marqué par le double meurtre de deux jeunes le jour du Nouvel An, continue de bouleverser la population du Bas-Uele. Toutefois, au-delà de l’émotion légitime suscitée par cette tragédie, une récupération politique abusive est en train de dénaturer la quête de vérité et de justice attendue par les familles des victimes.
Sous prétexte de défendre la population, une figure politique féminine s’est livrée à une série de déclarations tapageuses, construites davantage sur l’émotion que sur des faits vérifiés. Le discours d’une dame incompétente, largement relayé dans certains médias et sur les réseaux sociaux, s’apparente à une stratégie de surenchère et de désinformation visant à désigner des coupables sans preuves solides, au mépris des réalités institutionnelles.
L’accusation de « mensonge d’État » portée contre les autorités provinciales repose sur une interprétation volontairement biaisée des faits. Dans un contexte d’enclavement chronique et de contraintes logistiques réelles, la participation ponctuelle de la population à l’accueil d’une mission officielle ne saurait être érigée en scandale politique. Présenter cette difficulté structurelle comme une humiliation délibérée relève d’une manipulation de l’opinion publique.
Cette posture met surtout en évidence une incompétence politique manifeste. Incapable d’exploiter efficacement les leviers institutionnels à sa disposition — interpellations formelles, démarches parlementaires structurées, plaidoyers coordonnés — cette dame a préféré l’agitation médiatique aux actions concrètes. Une attitude qui trahit une méconnaissance profonde des responsabilités liées à un mandat national.
Par ailleurs, le Bas-Uele n’a pas besoin de politiciennes muettes dans les institutions, incapables de défendre avec fermeté et efficacité les intérêts vitaux de la province. Les élus ont le devoir de porter la voix de leurs populations là où se prennent les décisions, et non de se réfugier dans des discours bruyants mais stériles, sans impact réel sur le quotidien des citoyens.
En entretenant la confusion et en attisant la colère populaire, ce discours irresponsable détourne l’attention de l’essentiel : l’établissement des faits, la conduite d’une enquête sérieuse et l’aboutissement judiciaire du dossier. Pire encore, cette instrumentalisation fragilise la cohésion sociale et alimente une méfiance accrue envers les institutions.
Le Bas-Uele n’a que faire des postures populistes et des discours creux. Il a besoin de leadership, de compétence et de responsabilité. Face à un drame aussi sensible que celui d’Ango, le discours d’une dame incompétente, fondé sur la récupération politique et l’inefficacité institutionnelle, ne peut qu’aggraver la crise au lieu de contribuer à sa résolution.
Miroir Politique
+243810057621(Rédaction)