2026 : L’IGF met le contrôle systémique au cœur de la gestion des finances publique

L’Inspection Générale des Finances (IGF) entre dans une nouvelle ère en déclarant 2026 Année du contrôle systémique. Cette initiative traduit sa volonté de moderniser les méthodes de contrôle et de mieux répondre aux défis actuels de la gestion des finances publiques.

Les expériences passées, notamment la “patrouille financière”, ont permis de révéler des détournements et de réaffirmer l’autorité de l’État. Mais elles ont aussi montré leurs limites : un contrôle ponctuel ne suffit plus face à des systèmes fragiles et à des pratiques de fraude de plus en plus sophistiquées.

Le contrôle systémique se présente comme la solution. Il repose sur un principe simple : tout abus découle d’un dysfonctionnement du système. Tant que ce dernier n’est pas corrigé, les mêmes irrégularités peuvent se reproduire, sous d’autres formes. Sanctionner sans résoudre la faille revient à repousser le problème plutôt qu’à le régler.

Cette approche combine contrôle préventif et correctif, et mise sur le numérique : la dématérialisation des procédures, l’interconnexion des systèmes financiers de l’État et l’analyse des données permettront d’anticiper les risques, de mieux cibler les interventions et d’améliorer l’efficacité du contrôle.

Mais le numérique ne suffit pas : l’humain reste au centre. Inspecteurs et agents administratifs doivent maîtriser les outils informatiques, s’adapter aux nouveaux processus et adopter une culture numérique du contrôle.

En proclamant 2026 Année du contrôle systémique, l’IGF affiche sa vision : passer d’un contrôle réactif à un contrôle intelligent, préventif et durable, pour renforcer la transparence, la rigueur et la responsabilité dans la gestion des finances publiques.

Miroir Politique 

+243810057621(Rédaction)

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