La situation du secteur éducatif à Basankusu, dans la province de l’Équateur, demeure profondément préoccupante. Depuis près de quatre mois, les enseignants n’ont toujours pas perçu leurs salaires, une réalité qui a conduit à une grève prolongée et fragilise gravement la scolarité de milliers d’élèves.
« L’ouvrier mérite son salaire », rappelle un principe universel. Pourtant, à Basankusu, ce droit fondamental peine à être respecté. Les enseignants, piliers du système éducatif, vivent aujourd’hui dans une précarité alarmante, incapables de subvenir correctement aux besoins de leurs familles.
Une éducation gravement menacée
La grève en cours prive les élèves de leur droit constitutionnel à l’éducation. Les activités scolaires sont fortement perturbées, le calendrier scolaire risque d’être bouleversé, et l’avenir académique de nombreux enfants se trouve sérieusement compromis. Parents et élèves observent, impuissants, cette situation qui s’enlise.
Rejet d’Afriland par les enseignants
À cette crise salariale s’ajoute un autre point de tension : les enseignants de Basankusu ne souhaitent plus être payés par la banque Afriland. Ils dénoncent des difficultés récurrentes liées au circuit de paiement, estimant que ce système aggrave les retards et complique davantage l’accès effectif à leurs rémunérations. Les enseignants réclament ainsi une solution alternative fiable et transparente pour le paiement de leurs salaires.
Raïssa Malu interpellée
Face à cette crise multiforme, la ministre d’État chargée de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, est directement interpellée. Le silence ou l’inaction ne peuvent constituer une réponse acceptable face à une situation qui touche le cœur même de l’avenir national. L’éducation étant un pilier fondamental du développement, laisser perdurer cette crise revient à accentuer les inégalités territoriales et sociales.
Payer les enseignants pour sauver l’école
Les revendications des enseignants sont claires et légitimes :
Le paiement immédiat des arriérés de salaires ;
Le respect de leur dignité professionnelle ;La mise en place d’un mécanisme de paiement sécurisé et efficace, accepté par les enseignants ;
Le rétablissement d’un climat social apaisé dans le secteur de l’éducation.
Les enseignants ont droit à leur salaire, parce qu’ils ont droit à la vie. Sans réponse rapide des autorités compétentes, aucune solution durable ne pourra être envisagée.
Un appel pressant au Gouvernement
L’État congolais, à travers le ministère de l’Éducation nationale, est appelé à agir sans délai pour mettre fin à cette crise et garantir la continuité de l’enseignement à Basankusu. Il y va de l’avenir des élèves, de la stabilité du secteur éducatif et de la crédibilité de l’action publique.
Miroir Politique
+243810057621(Rédaction)