L’initiative de construction du stade IYENGA, portée par le député national Christophe Empangi, suscite de vives inquiétudes parmi les acteurs sportifs et la population de Basankusu. Si l’intention affichée de moderniser les infrastructures peut sembler louable, la réalité démontre que ce projet, mal planifié et non encadré par les institutions compétentes, entraîne des conséquences négatives pour les jeunes et le championnat local.
Le chantier, lancé sans autorisation officielle et sans concertation avec la Ligue de football locale, a provoqué la suspension du championnat, désorganisé les clubs et privé les jeunes sportifs de compétition. Selon les experts, poursuivre ces travaux dans les conditions actuelles risque de transformer le stade en un chantier inachevé, symbole d’échec et de gaspillage des ressources publiques.
En République démocratique du Congo, aucun mandat électif ne permet de contourner les procédures légales pour la construction d’infrastructures publiques. Un stade doit respecter des normes techniques strictes, obtenir des autorisations officielles et être coordonné avec les ministères compétents, notamment ceux des Sports, des Infrastructures, de l’Urbanisme et des Finances.
Continuer le chantier sans respecter ces règles, c’est s’exposer à un échec annoncé et fragiliser l’intérêt collectif. La jeunesse sportive de Basankusu, privée de compétition et de structure adéquate, est aujourd’hui la principale victime de cette démarche improvisée.
Arrêter le projet maintenant n’est pas un aveu de faiblesse. C’est un acte de responsabilité, permettant de repenser le chantier dans le cadre légal et institutionnel. Le véritable développement ne se fait pas par des initiatives individuelles, mais avec l’État, dans l’intérêt du peuple et dans le respect des règles.

Basankusu mérite des infrastructures sportives réalisables, durables et sécurisées, et non des chantiers improvisés qui mettent en péril le championnat local et l’avenir de sa jeunesse.
Miroir Politique
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