Implantée depuis 1911 dans le groupement de Lisafa, la Compagnie de Commerce de Plantations (CCP) est aujourd’hui au cœur d’une vive polémique. Plus d’un siècle après son installation, les communautés locales dénoncent ce qu’elles qualifient d’escroquerie sociale et économique, pointant l’absence quasi totale de retombées au profit des populations locales, malgré l’importance de ses activités agricoles.
Le Président Directeur Général du Groupe Blattner Elwyn (GBE), Elwyn Blattner, supervise la CCP ainsi que ses deux divisions principales : la Compagnie de Plantations de Lisafa et la Compagnie de Plantations de Ndeke. Malgré cette position stratégique, le PDG est accusé de manque de responsabilité sociale et de vision pour le développement local, les décisions de l’entreprise favorisant principalement les profits au détriment des communautés riveraines.
Une production majeure… mais des populations oubliées
La CCP représente un employeur local important et produit de l’huile de palme destinée à l’exportation et à la consommation locale. Cependant, les habitants de Basankusu déplorent que les bénéfices générés par ces plantations ne profitent pas à la population, et que les infrastructures sociales – écoles, hôpitaux, eau potable, électricité – restent insuffisantes.
Critiques directes contre Elwyn Blattner
Elwyn Blattner est accusé de négliger les besoins essentiels des populations et de favoriser une exploitation non transparente des terres, avec des conflits fonciers persistants. Selon les communautés, cette approche contribue à une exploitation injuste, où les richesses locales profitent peu aux habitants et beaucoup aux actionnaires.
La population prête à revoir le carnet de charge
Face à cette situation, les communautés locales déclarent qu’elles sont prêtes à revoir le carnet de charge et les contrats d’exploitation pour exiger que l’entreprise respecte pleinement ses obligations sociales et économiques. Elles appellent également les autorités à assurer un suivi strict et à garantir que les engagements pris soient effectivement respectés.
Appel à la transparence et à la justice
Les leaders communautaires et la société civile demandent une révision des contrats d’exploitation, une meilleure transparence sur l’utilisation des terres et la réalisation d’infrastructures sociales durables. Les habitants de Basankusu insistent : les ressources locales doivent profiter avant tout aux communautés riveraines et non uniquement aux actionnaires du groupe.
Les habitants restent convaincus que tôt ou tard, la justice sociale et économique prévaudra, et que le développement local deviendra enfin une réalité tangible pour les populations de Basankusu.
Miroir Politique
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