À chaque pluie, le même scénario se répète dans la capitale congolaise. Routes transformées en rivières, quartiers engloutis, familles sinistrées. La ville de Kinshasa semble livrée à elle-même face aux inondations récurrentes. Au centre des interrogations : la gestion de l’Office des Voiries et Drainage (OVD) et la responsabilité de son Directeur général, Victor Tumba Tshikela.

Une capitale vulnérable
Les images sont accablantes. Des avenues principales coupées, des caniveaux débordant, des infrastructures fragilisées. Pourtant, la mission première de l’OVD est claire : assurer l’entretien des voiries et des ouvrages de drainage afin de prévenir précisément ce type de catastrophe urbaine.
Comment expliquer alors que, malgré les budgets annoncés et les promesses répétées, Kinshasa continue de sombrer sous les eaux à la moindre pluie ?
Plus troublant encore, à chaque épisode pluvieux, le siège même de la Direction générale de l’OVD ne serait pas épargné. Selon plusieurs témoignages, les abords du bâtiment se transforment régulièrement en véritable piscine, donnant l’image d’une institution incapable de maîtriser l’environnement immédiat de son propre siège.
Une gestion sous pression
Depuis plusieurs mois, la société civile et certains observateurs dénoncent un manque d’anticipation et de planification efficace. Le curage des caniveaux reste insuffisant, plusieurs chantiers annoncés tardent à être finalisés et les zones à risque semblent abandonnées à leur sort.
Si même le siège de la Direction générale se retrouve envahi par les eaux à chaque pluie, comment rassurer les populations des quartiers périphériques ?
Silence et impunité ?
Alors que les conséquences humaines et matérielles s’accumulent, peu de comptes semblent être exigés. L’absence de communication claire et de bilan public détaillé alimente les interrogations et renforce le malaise au sein de l’opinion.
Les habitants attendent des réponses concrètes :
Quel est le plan d’urgence face aux inondations ?
Quels travaux ont réellement été exécutés ?
Quels fonds ont été engagés et avec quels résultats ?
L’heure de la redevabilité
Dans une capitale de plus de quinze millions d’habitants, la gestion des infrastructures routières et de drainage ne peut être approximative. Il ne s’agit pas seulement d’une question administrative, mais d’un enjeu majeur de sécurité publique et de gouvernance.
Si Kinshasa veut sortir du cycle infernal des inondations, il faudra plus que des déclarations. Transparence, audit indépendant et plan d’action structuré sont désormais des exigences légitimes.
Car au-delà des fonctions et des personnes, c’est la crédibilité des institutions publiques et l’avenir même de la capitale qui sont en jeu.
Miroir Politique
+243810057621(Rédaction)