Dans un entretien accordé au journal Miroir Politique, Maître Didier Boketsu Liyandja, natif de Basankusu et avocat expert en droit public, a salué la décision de la Cellule d’exécution des financements en faveur des États Fragiles (CFEF) obligeant la société Cartouche Construct Sarl à rembourser l’avance de démarrage non justifiée dans le cadre du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T).
La CFEF montre que les deniers publics doivent être gérés avec sérieux et responsabilité. Tout acteur économique bénéficiant de fonds publics doit justifier chaque franc perçu. C’est un message fort contre l’impunité dans la gestion des programmes étatiques , a déclaré Maître Boketsu.
Une mise en garde aux politiciens
Maître Boketsu Liyandja a également adressé un avertissement clair à tous les politiciens de Basankusu :
« Tout politicien impliqué, de près ou de loin, dans la mauvaise gestion de ces fonds publics subira la rigueur de la loi. La justice sera implacable envers quiconque cherchera à détourner les ressources destinées au développement de notre territoire. »
Remerciements à la jeunesse et aux dénonciateurs
L’avocat a tenu à saluer l’engagement citoyen et le rôle des dénonciateurs dans la protection des fonds publics :
« Je remercie la jeunesse de Basankusu pour sa vigilance et je salue le courage des dénonciateurs qui, par leur action, contribuent à garantir un développement équitable pour notre territoire. Leur rôle est essentiel dans la lutte contre la mauvaise gestion et la corruption. »
Les 17 sites d’ouvrages inachevés à Basankusu
Le programme PDL-145T comprend 17 ouvrages inachevés, abandonnés ou sabotés dans le territoire de Basankusu, province de Équateur :
École Primaire (EP) Bosongubu
Centre de santé Ebongo Libia
EP Waka
EP Boseka Mpetsi
EP Nsongo
Centre de santé Nsongo
Centre de santé Bokeka
Centre de santé Balangala
Centre de santé Ifomi
Centre de santé Loanga
EP Ikenze
EP Mpoma
EP Ngumu
EP Bilenge 2
EP Baza
Bâtiment administratif du territoire
Selon la CFEF, Cartouche Construct n’a fourni ni décomptes détaillés des travaux réalisés, ni états d’approvisionnement certifiés sur site, rendant l’avance de démarrage non justifiée.
Maître Boketsu a insisté sur l’importance de cette décision pour la confiance des citoyens dans la gestion des fonds publics et pour la crédibilité des futures collaborations entre l’État et les entreprises.
La CFEF a donné à la société Cartouche un délai de huit jours pour rembourser intégralement les fonds, sous peine de recouvrement forcé. Cette mesure est considérée comme un exemple concret de l’application stricte de la loi et de la reddition de comptes.
Grâce à l’intervention de Maître Boketsu, à la vigilance des jeunes et au combat des dénonciateurs, la transparence et la rigueur dans l’exécution du PDL-145T sont renforcées, envoyant un signal fort pour le développement des infrastructures de base dans les territoires de la RDC.
Miroir Politique
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