L’interpellation récente d’Armand Ossase continue de nourrir débats et spéculations dans l’espace public. Sur les réseaux sociaux comme dans certains milieux syndicaux, des affirmations non confirmées circulent, laissant croire à une implication de l’ONATRA ou à un conflit interne au sein de l’entreprise publique.
Pourtant, d’après les informations actuellement disponibles, rien n’indique que cette affaire soit liée, de près ou de loin, à la gestion ou aux activités de l’Office National des Transports.
Un ancien agent déjà écarté de l’ONATRA avant les faits
Il importe de rappeler qu’au moment de son arrestation, Armand Ossase n’était plus agent de l’ONATRA depuis plusieurs semaines. Selon des sources internes, il avait été écarté à la suite de tensions professionnelles et de divergences ouvertes avec ses collègues syndicalistes, qui avaient publiquement pris leurs distances avec lui.
Ce retrait avait entraîné la perte de son mandat au sein de l’intersyndicale, de sorte qu’il ne disposait plus d’aucune fonction institutionnelle dans l’entreprise.
En résumé, depuis plus d’un mois :
il n’était plus inscrit comme membre du personnel de l’ONATRA ;
il ne représentait plus aucun syndicat ;
il n’exerçait plus d’activité ni ne détenait de statut lui permettant d’agir au nom de l’entreprise.
À ce titre, les événements récents relèvent de sa seule responsabilité individuelle.
Une affaire strictement privée selon les éléments connus
Contrairement aux rumeurs ayant circulé, l’arrestation d’Armand Ossase ne s’inscrirait pas dans un dossier disciplinaire ou administratif lié à l’ONATRA.
Il s’agirait d’une démarche judiciaire indépendante, portant sur des éléments personnels extérieurs au fonctionnement de l’office.
Aucune information ne suggère que l’entreprise publique ou ses structures syndicales soient impliquées dans la procédure en cours.
Une plainte consécutive à des déclarations publiques
Le déclenchement de la procédure se fonde sur des propos tenus publiquement par Armand Ossase. Dans ces déclarations, il aurait mis en cause le Directeur général de l’ONATRA, Martin Lukusa.
Ce dernier, estimant que ces propos portaient atteinte à son honneur, aurait décidé de saisir la justice à titre individuel, afin que les déclarations faites soient justifiées par des preuves ou des éléments concrets.
Dans ce contexte, l’intervention des autorités judiciaires répond à une démarche personnelle du plaignant, et non à une initiative institutionnelle de l’ONATRA.
Écarter les amalgames et clarifier les faits
Plusieurs observateurs appellent aujourd’hui à la prudence, soulignant que de nombreux commentaires tentent de transformer une procédure privée en conflit social ou en règlement de comptes interne à l’ONATRA.
Pour l’heure, aucun élément ne vient corroborer ces interprétations.
Les informations disponibles indiquent clairement qu’il s’agit d’une affaire individuelle, sans rapport direct avec les activités, les décisions ou les structures de l’entreprise publique.