La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), institution chargée de garantir la protection des travailleurs et la stabilité des entreprises, traverse une période de turbulences. Alors que toute organisation, publique ou privée, a besoin d’un service de communication performant pour assurer sa visibilité et renforcer la confiance du public, la CNSS semble aujourd’hui s’enfoncer dans l’opacité. Au cœur de cette situation préoccupante se trouve le directeur général, Charles Mudiayi, dont la gestion suscite de nombreuses interrogations.
Dès son arrivée à la tête de l’institution, le directeur général aurait entrepris de marginaliser les cadres et experts en communication qui assuraient jusque-là la visibilité de la CNSS. Cette mise à l’écart aurait fragilisé l’institution, privée de compétences essentielles à son image et à son efficacité.
En lieu et place de ces professionnels, Charles Mudiayi aurait fait appel à des membres de sa famille, dont Madame Noëlla Mudiayi ainsi que l’un de ses cousins, dont les qualifications ne sont pas clairement établies. Leur intégration aurait rapidement engendré des tensions au sein du service, notamment avec certains agents déjà en poste, contribuant à l’installation d’un climat de travail délétère et à une détérioration des relations avec les médias partenaires de l’institution.
Il est également avancé que Madame Noëlla Mudiayi, de concert avec ce cousin, aurait joué un rôle actif dans le recrutement de journalistes réputés proches de l’opposition. Cette initiative viserait, selon certaines sources, à s’attaquer à la presse dite de Matonge, laquelle entretenait auparavant des relations professionnelles jugées positives et constructives avec la CNSS sous les prédécesseurs de Charles Mudiay. Une telle orientation marquerait ainsi une rupture notable avec les pratiques antérieures en matière de communication institutionnelle.
Par ailleurs, hors de la situation des journalistes, il est rapporté que Charles Mudiayi aurait affecté l’ensemble des directeurs qui travaillaient au siège et à l’immeuble « Au Four et au Moulin » à l’intérieur du pays. Cette décision aurait pour objectif de libérer ses mouvements et son contrôle sur les activités du siège, réduisant ainsi l’influence des cadres expérimentés au cœur de l’institution.
Plus préoccupant encore, le directeur général se serait entouré de certains journalistes non dans un souci de transparence, mais dans l’objectif présumé de les rallier par diverses libéralités. Cette stratégie tendrait à transformer la CNSS en un instrument de promotion personnelle, au détriment de sa mission première.
Pendant que ces manœuvres se multiplieraient, la CNSS ne fonctionnerait pas de manière optimale. Les travailleurs et les entreprises, pourtant bénéficiaires légitimes de ses services, se retrouveraient confrontés à une institution fragilisée, marquée par la confusion et l’absence de vision stratégique claire.
Pilier fondamental de la sécurité sociale, la Caisse nationale de sécurité sociale ne saurait être réduite à un outil de propagande ou à un terrain de favoritisme familial. La gestion de Charles Mudiayi, caractérisée par l’éviction de professionnels compétents, le népotisme présumé et une communication orientée, mettrait en péril la crédibilité de l’institution. Il apparaît urgent que toute la lumière soit faite afin que la CNSS retrouve pleinement sa vocation première : protéger les travailleurs et servir l’intérêt général.
Miroir Politique
+243810057621(Rédaction)