Alors que les retards de versement des salaires persistent pour le personnel de l’État, la gestion des finances publiques suscite de vives inquiétudes. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, est aujourd’hui au centre des critiques, jugé par certains analystes plus dangereux que ses prédécesseurs.
En janvier 2026, le Gouvernement a dépensé 2 670 milliards de CDF, soit le double de l’enveloppe prévue pour les salaires et les frais de fonctionnement contraignants. Une question demeure : qu’a réellement payé le ministère ? Les réponses tardent à venir, ce qui alimente la méfiance autour des pratiques financières du ministère.
L’analyse des chiffres entre 2022 et 2026 montre que le déficit de trésorerie en janvier a commencé à se creuser dangereusement à partir de 2025. Entre 2022 et 2024, la gestion semblait maîtrisée, avec un solde excédentaire enregistré en janvier 2022.
Les dépenses sécuritaires ont explosé depuis 2022, mais les experts soulignent que cela n’explique pas entièrement l’ampleur du déficit. « Le problème est moins la hausse des dépenses que la mauvaise planification et le manque de contrôle », note un analyste financier.
Certains observateurs pointent également que le ministre aurait recruté des communicateurs, apparemment pour donner l’illusion d’une bonne gestion, alors que sur le terrain, la réalité serait zéro. Cette stratégie conditionnelle de communication ne suffit pas à masquer les déficiences réelles du ministère.
Pour beaucoup, Doudou Fwamba Likunde représente un danger pour la stabilité financière de l’État, dépassant même les erreurs commises par ses prédécesseurs. La balle est désormais dans son camp : clarifier les flux financiers et restaurer la confiance des fonctionnaires et de la population, sous peine de voir la crise se prolonger.
Miroir Politique
+243810057621(Rédaction)