Grogne à Basankusu contre l’arnaque du PDL-145T : Le ministre d’Etat Guylain Nyembo interpellé !

A plusieurs reprises, nous n’avons cessé de dénoncer la non- exécution du programme du du PDL-145T dans le territoire de Basankusu situé dans la province de l’Equateur. C’est ainsi que lors de ses dernières visites d’inspection dans quelques provinces du pays, nous avions demandé au ministre d’Etat, Guylain Nyembo, de se rendre également dans cette province, et singulièrement dans le territoire de Basankusu pour se rendre compte de l’état d’exécution de ce programme présidentiel. Bien plus, les personnes dépêchées sur place pour un contrôle, n’ont jamais publié leur rapport. Pourquoi cette chape de plomb ?

A ce jour, aucun ouvrage n’a été construit à Basankusu. Face à cette situation, la population de Basankusu, qui en a marre, a manifesté publiquement le mercredi 12 novembre 2025 pour dénoncer l’arnaque. Les manifestants ont brandi l’effigie du chef de l’État pour le désigner comme seul responsable de cette situation en laissant impuni les détourneurs. L’argent de l’État destiné au PDL-145T à Basankusu aurait été détourné et dilapidé.

Une désillusion à Basankusu
Le Programme de développement local des 145 Territoires (PDL-145T), censé incarner une nouvelle ère de justice sociale et de rééquilibrage territorial en République démocratique du Congo, suscite aujourd’hui colère et désillusion à Basankusu. Alors que ce programme ambitieux promettait la construction d’infrastructures essentielles — écoles, centres de santé, routes — la population de ce territoire de la province de l’Équateur constate, trois ans après son lancement, une absence totale de réalisations concrètes. C’est ainsi que le mercredi 12 novembre 2025, les habitants sont descendus dans la rue pour dénoncer ce qu’ils qualifient désormais d’arnaque d’État.
La manifestation de Basankusu est un cri d’alarme, un appel à la redevabilité. Le PDL-145T ne peut rester un slogan vide ou un outil de propagande politique. Il doit répondre aux attentes légitimes des populations rurales longtemps marginalisées. Si rien n’est fait, la méfiance envers les institutions ne fera que grandir, et avec elle, le risque d’une fracture durable entre promesses gouvernementales et réalités locales. Il est temps que les autorités passent des discours aux actes. Surtout il est instamment demandé au ministre d’Etat Guylain Nyembo chargé du suivi de l’exécution de ce programme, se rende vite dans le territoire de Basankusu où il ne pourrait manquer de constater cette arnaque dont les populations sont victimes.

Miroir Politique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *