Loi de finances 2026 : La Sénatrice Carole Agito Amela  exige des réponses concrètes pour le Bas-Uélé

L’audition du Ministre des Finances devant la Commission économique, financière et de la bonne gouvernance (Écofin) du Sénat, dans le cadre de l’examen du Projet de Loi de finances 2026, a été marquée par une intervention remarquée de l’Honorable Sénatrice Carole Agito Amela, élue du Bas-Uélé.

Prenant la parole avec clarté et méthode, la Sénatrice a attiré l’attention du Gouvernement sur plusieurs dysfonctionnements persistants dans la gestion des finances publiques, qui continuent d’affecter lourdement les provinces dites périphériques, en particulier le Bas-Uélé.

Le Budget-Programme toujours attendu sur le terrain

Premier point soulevé : la mise en œuvre effective du Budget-Programme, pourtant consacré comme mode de gestion des finances publiques en République démocratique du Congo. Si ce mécanisme est présenté comme un outil moderne axé sur les résultats et la performance, sa matérialisation concrète demeure, selon la Sénatrice, largement théorique.

À quand la traduction réelle du Budget-Programme dans l’exécution budgétaire au bénéfice des provinces ? », s’est-elle interrogée, soulignant l’écart persistant entre les annonces officielles et la réalité vécue par les administrations locales.

La Caisse de Péréquation, un instrument encore virtuel

La Sénatrice Carole Agito Amela a également interpellé le Ministre sur le calendrier précis de l’opérationnalisation de la Caisse nationale de péréquation, prévue par la Constitution comme mécanisme de correction des déséquilibres entre provinces.

Pour l’élue du Bas-Uélé, l’absence de cette institution prive les provinces les moins nanties d’un levier essentiel pour leur développement. Elle a insisté sur la nécessité de passer des engagements politiques à des actes concrets, afin de garantir une équité territoriale réelle et non simplement déclarative.

Paiements irréguliers et souffrance sociale

Le troisième volet de son intervention a porté sur une problématique sociale aiguë : les retards et irrégularités dans les paiements dus à la province, à l’Assemblée provinciale, aux conseillers communaux et aux fonctionnaires.

La Sénatrice a dénoncé une situation devenue récurrente, où des agents de l’État sont contraints de parcourir de longues distances, souvent dans des conditions difficiles, pour percevoir des salaires versés de manière aléatoire. Une réalité qui fragilise les ménages, désorganise l’administration publique et alimente le sentiment d’abandon dans les territoires éloignés de la capitale.

Un plaidoyer constant pour les provinces marginalisées

Par cette intervention, l’Honorable Carole Agito Amela a réaffirmé son rôle de porte-voix des populations du Bas-Uélé et, au-delà, de toutes les provinces confrontées à des inégalités structurelles dans la répartition et l’exécution des ressources publiques.

Son plaidoyer s’inscrit dans une démarche constante en faveur d’une gouvernance budgétaire plus juste, plus transparente et plus inclusive, condition indispensable à la cohésion nationale et au développement équilibré du pays.

L’audition du Ministre des Finances se poursuit au Sénat, alors que les parlementaires attendent des réponses claires et des engagements fermes du Gouvernement avant l’adoption définitive de la Loi de finances 2026.

Miroir Politique

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