L’annonce d’une marche par l’Union sacrée le 19 décembre prochain, à l’initiative de son secrétaire exécutif André Mbata, continue de susciter malaise et critiques au sein de l’opinion. Présentée comme un acte de solidarité après la chute d’Uvira aux mains du M23/AFC, cette mobilisation est jugée tardive, inopportune et sans impact réel sur la situation sécuritaire à l’Est du pays.
Au-delà du fond, le comportement politique d’André Mbata est de plus en plus remis en question. Ancien critique virulent des régimes passés, il apparaît aujourd’hui, aux yeux de nombreux observateurs, comme un responsable plus enclin à la mise en scène politique qu’à la recherche de solutions concrètes. Ses sorties publiques et initiatives répétées sont perçues comme déconnectées de la gravité de la crise.
Plusieurs analystes vont plus loin et estiment que cette marche pourrait également cacher des objectifs inavoués, notamment la mobilisation de moyens financiers importants. Dans un contexte de gestion opaque des fonds publics, certains soupçonnent une tentative de ponctionner encore les caisses de l’État à travers l’organisation d’activités politiques coûteuses, souvent accompagnées de dépenses difficiles à justifier.
Pour ces critiques, les Congolais attendent avant tout des dirigeants responsables, capables de renforcer l’armée et de protéger le territoire national, plutôt que des initiatives perçues comme des distractions politiques et financières.
En définitive, cette marche risque de renforcer le sentiment de rupture entre une classe dirigeante accusée de privilégier ses intérêts politiques et une population éprouvée par une insécurité persistante à l’Est de la RDC
Miroir Politique
+243810057621(Rédaction)