ONATRA : la réforme engagée par le DG Lukusa bouscule les anciennes pratiques

Au sein de l’Office National des Transports (ONATRA), l’action du Directeur général Martin Lukusa continue de susciter débats et tensions. Pour ses partisans, la cause est claire : sa volonté de remettre de l’ordre dans une entreprise longtemps fragilisée par des pratiques opaques dérange ceux qui profitaient de l’ancien désordre.

Une gestion axée sur la discipline et l’assainissement

Dès sa prise de fonctions, Martin Lukusa a engagé un vaste processus de rationalisation de la gestion, visant à :

restaurer la discipline administrative ;

améliorer la transparence dans la gestion du patrimoine de l’entreprise ;

renforcer les mécanismes de contrôle interne pour limiter les pertes financières ;

remettre en marche plusieurs projets de modernisation du transport ferroviaire, fluvial et portuaire.

Cette ligne directrice, parfois jugée « trop rigide » par certains, a pourtant permis de réduire les fuites financières et de récupérer plusieurs actifs de l’entreprise jusque-là mal gérés ou abandonnés.

Une résistance de ceux que les réformes dérangent

Si les résultats commencent à apparaître, la rigueur du DG ne fait pas que des heureux. À l’interne, plusieurs sources confirment que des individus habitués à gérer l’entreprise comme un espace sans contrôle voient leurs marges d’action réduites.

Ce sont ces mêmes cercles, affirment des cadres favorables à la réforme, qui orchestreraient une série de campagnes médiatiques destinées à ternir l’image du Directeur général.

Ces campagnes prennent souvent la forme de rumeurs, d’accusations non étayées ou de lectures biaisées des initiatives de la direction, dans l’objectif d’affaiblir celui qui a décidé de rompre avec des pratiques longtemps tolérées.

La réforme comme source de crispation

Plusieurs projets structurants lancés par la direction ont nécessité :

la remise à plat de contrats déséquilibrés ;

l’exigence de conformité pour les partenaires et concessionnaires ;

l’arrêt de certaines pratiques jugées contraires aux intérêts de l’entreprise.

Des mesures qui, inévitablement, bousculent des intérêts établis.

Pour beaucoup d’agents, cette volonté d’assainir constitue la première réforme profonde depuis de nombreuses années, et malgré les crispations, l’impact positif est visible dans la gouvernance quotidienne.

Un cap maintenu malgré les attaques

Entouré de son équipe, Martin Lukusa continue d’affirmer que l’ONATRA ne pourra se relever que si la discipline, la rigueur financière et la transparence deviennent des normes indiscutables.

Malgré les attaques répétées, il reste engagé à poursuivre ce cap, convaincu que la modernisation et la survie de l’entreprise passent par un changement profond et parfois douloureux.

Un DG déterminé à moderniser l’ONATRA

Dans un environnement où les entreprises publiques ont longtemps été vulnérables aux influences diverses, le style de gestion de Martin Lukusa représente une rupture assumée.

Pour ses soutiens, c’est précisément cette détermination à restaurer l’intégrité de l’ONATRA qui suscite autant de résistances de la part de ceux qui craignent de perdre des privilèges ou des espaces d’influence.

En toile de fond : une bataille entre réforme et anciens réflexes

La situation actuelle est moins une crise de gouvernance qu’une résistance au changement, inévitable dans toute transformation profonde.

Au milieu des critiques et des manipulations, beaucoup d’observateurs reconnaissent que la ligne défendue par Martin Lukusa est celle d’un dirigeant qui veut remettre son entreprise sur pied, même si cela implique d’affronter des acteurs réfractaires, qualifiés par certains de « prédateurs » de longue date.

Miroir Politique 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *