PDL-145T à Basankusu : Qui sont les actionnaires de la société Cartouche et l’IGF s’intéresse-t-elle à leur gestion ?

Alors que la controverse enfle autour de l’exécution du projet PDL-145T dans le territoire de Basankusu, une nouvelle question s’impose avec insistance : qui se cache réellement derrière la société Cartouche, adjudicataire des travaux aujourd’hui contestés ?

La population locale, déjà préoccupée par l’avancement insuffisant des chantiers, réclame désormais une transparence totale sur l’identité des actionnaires de cette entreprise, dont les performances font l’objet de critiques croissantes.

Une gestion du projet qui suscite des interrogations

Selon une correspondance attribuée au coordonnateur national du PDL-145T et datée du 9 juillet 2024, Cartouche aurait consommé 63,05 % des fonds, soit 1.905.601,05 USD, pour un taux moyen d’exécution évalué à 38 % seulement.

La lettre évoque également une avance de démarrage non justifiée à ce jour, laissant apparaître un solde débiteur de plus de 535.000 USD.

Face à ces éléments, les habitants de Basankusu demandent des explications au coordonnateur de la CFEF, M. Alain Lungungu. Mais au-delà du suivi technique, une préoccupation fondamentale se fait désormais entendre : qui contrôle réellement la société Cartouche ?

Qui sont les actionnaires de Cartouche ?

Dans un contexte où la gestion des fonds publics requiert une transparence absolue, la population estime légitime de connaître :

les actionnaires réels de la société Cartouche ; leur expérience dans la construction d’infrastructures publiques ; leurs capacités techniques et financières pour mener à terme les 17 ouvrages prévus à Basankusu.

Pour les habitants, lever le voile sur la structure actionnariale permettrait de comprendre comment cette entreprise a été sélectionnée, et surtout si elle dispose des garanties nécessaires pour achever les travaux.

L’Inspection Générale des Finances (IGF) est-elle saisie ?

L’autre question que pose la population est celle du rôle de l’IGF, institution chargée du contrôle de l’utilisation des fonds publics.

Les habitants de Basankusu souhaitent savoir si :

l’IGF a été officiellement saisie du dossier Cartouche ;

une mission de contrôle est en cours ou envisagée ;

les modalités d’attribution et d’utilisation des fonds dans le cadre du PDL-145T seront analysées en profondeur.

Pour beaucoup, une intervention de l’IGF serait un moyen de rétablir la confiance, de clarifier les zones d’ombre et de protéger les ressources destinées à la vision impulsée par le Président de la République.

Un appel à la transparence et à la responsabilité

Dans l’attente de réponses officielles, la population de Basankusu continue de réclamer :

un calendrier ferme et crédible pour la finalisation des 17 ouvrages ;

des garanties sur la disponibilité effective des fonds ;

un renforcement du contrôle public.

Elle souhaite que toutes les parties prenantes, des autorités nationales aux organes de contrôle en passant par l’entreprise Cartouche, s’engagent à assurer une gestion irréprochable de ce projet stratégique.

L’opinion locale, quant à elle, attend désormais des clarifications essentielles :

Qui sont les actionnaires de Cartouche ? Et l’IGF s’occupe-t-elle réellement de leur dossier ?

Autant de questions auxquelles les habitants espèrent obtenir des réponses rapides pour tourner la page des incertitudes et relancer enfin, dans la transparence, l’exécution du PDL-145T.

Miroir Politique 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *