RDC : Après l’ARE, la population réclame également un changement à l’ANSER

La contestation prend de l’ampleur autour de l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques (ANSER). À l’instar des récents changements opérés au sein de l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité (ARE), plusieurs voix issues de la société civile estiment qu’un renouvellement du leadership s’impose également à l’ANSER afin de redynamiser l’électrification rurale et périurbaine.

Les critiques visent notamment le Président du Conseil d’Administration, Camille Kabasele, dont le mandat est contesté par certains acteurs, ainsi que le Directeur Général, Cyprien Musimar, dont la gestion est jugée insatisfaisante par une frange de l’opinion publique.

Selon les contestataires, l’une des principales causes des contre-performances actuelles serait la mise à l’écart des agents qui avaient constitué le comité préparatoire de l’ANSER lors de sa création. Ces cadres, affirment-ils, maîtrisaient les fondamentaux de l’institution — « les ABC » de l’agence — ainsi que les dossiers stratégiques initiaux.

« Ce sont eux qui avaient préparé la base technique et administrative de l’ANSER. En les écartant, on a fragilisé la structure », soutient un observateur du secteur.

Les critiques ajoutent que cette rupture a entraîné :

Une perte de mémoire institutionnelle ;

Un ralentissement des projets ;

Un déficit d’expertise technique ;

Une désorganisation interne.

Plus grave encore, certains dénoncent le fait que plusieurs membres de ce comité préparatoire n’auraient, jusqu’à ce jour, pas perçu leurs arriérés liés à leur engagement initial, une situation qui alimente davantage le malaise et les tensions autour de la gouvernance de l’institution.

Pour les voix qui s’élèvent, la solution passe par :

Un audit organisationnel et financier indépendant ;

Une clarification sur les mandats ;

Une régularisation des situations administratives en suspens ;

Un nouveau leadership capable de restaurer la confiance et d’accélérer les réalisations concrètes.

Toutefois, des analystes rappellent que le secteur énergétique congolais reste confronté à des défis structurels majeurs nécessitant des investissements conséquents et une coordination efficace entre les différentes institutions.

Dans un contexte où l’accès à l’électricité demeure un enjeu central de développement, la pression populaire pour une réforme à l’ANSER continue de s’intensifier.

Miroir Politique 

+243810057621(Rédaction)

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