RDC : Cinq Entreprises publiques appellent au remplacement urgent de leurs comités de gestion

En République démocratique du Congo, cinq entreprises publiques se trouvent actuellement au centre d’une vive contestation interne. Il s’agit de l’Office des Voiries et Drainage (OVD), de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), de la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO), du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) et de l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP).

Au sein de ces structures stratégiques, des voix s’élèvent pour dénoncer une gouvernance jugée inefficace et appeler au remplacement urgent des comités de gestion en place.

À l’OVD, les critiques portent sur une gestion décriée, illustrée notamment par des bureaux régulièrement inondés lors des pluies une situation que certains agents considèrent comme le symbole d’un dysfonctionnement plus profond. Des sources internes affirment que le responsable de l’établissement se comporterai comm les autorités coutumières, tandis qu’aucune réforme majeure n’aurait été engagée, contrairement à d’autres institutions publiques ayant déjà connu des changements.

À la CNSS, plusieurs agents dénoncent ce qu’ils qualifient de gestion personnalisée. Le comité de gestion actuel aurait procédé à des affectations de directeurs perçues comme des règlements de comptes. Des cadres expérimentés, maîtrisant les rouages internes de la caisse, auraient été mutés en provinces, affaiblissant ainsi l’expertise technique au niveau ccentrale

Du côté de la SOKIMO, les critiques évoquent l’absence d’actions concrètes depuis l’installation du comité actuel. Selon des sources syndicales, des retards de paiement des agents alimenteraient un climat social tendu au sein de l’entreprise minière.

Au FPI, certaines voix internes parlent d’une institution en perte de vitesse. Des agents estiment que le fonds serait en déclin et appellent au retour de l’ancienne directrice générale, Constatin Mbengele, qu’ils considèrent comme un facteur de stabilité et de relance des projets industriels.

À l’INPP, la situation suscite également des inquiétudes. Depuis le départ de Maurice Tshikuya, plusieurs agents affirment que les activités de terrain seraient en net ralentissement. Les programmes de formation connaîtraient des difficultés, poussant certains à souhaiter le retour de l’ancien dirigeant afin de redynamiser l’institut.

Face à ces tensions, l’opinion publique attend une réaction des autorités compétentes. La question du renouvellement des comités de gestion dans ces entreprises stratégiques pourrait constituer un test majeur de la volonté de réforme et de promotion de la bonne gouvernance dans le secteur public congolais.

Miroir Politique 

+243810057621(Rédaction)

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