Saint Patrick Ponce Mahele, fils du feu Général Mahele Lieko Bokungu, a vivement critiqué ce qu’il considère comme un non-respect des engagements pris par le Rwanda dans le cadre de l’Accord de Washington, signé il y a une semaine entre Kinshasa et Kigali.
Dans une déclaration rendue publique ce jeudi, il a fustigé la recrudescence des combats dans l’est de la République démocratique du Congo, qu’il juge incompatible avec « l’esprit et la lettre » de l’accord censé instaurer un climat d’apaisement entre les deux pays.
« Comment peut-on parler d’engagement à la paix quand, quelques jours après la signature d’un accord international, les armes recommencent à tonner dans nos provinces ? » a-t-il déclaré. Selon lui, la flambée des violences constitue « un signal inquiétant » et remet en cause la volonté réelle de certaines parties de respecter les dispositions convenues à Washington.
Sans accuser directement, il a estimé que « la confiance entre Kigali et Kinshasa ne peut se construire que sur des actes concrets, notamment le respect strict du cessez-le-feu et des engagements liés au retrait des soutiens aux groupes armés ». Il a également appelé la communauté internationale à « jouer pleinement son rôle de garant » afin d’éviter que l’accord ne perde sa crédibilité.
Fils d’un officier général emblématique dont l’héritage reste associé à l’intégrité et au sens du devoir, Saint Patrick Ponce Mahele affirme agir « par fidélité aux valeurs de paix et de nation » qui guidaient son père. « Nous voulons la paix, mais une paix sincère et respectée », a-t-il conclu.
Alors que les tensions persistent dans l’est du pays, cette prise de position ajoute une voix supplémentaire aux inquiétudes exprimées par plusieurs acteurs nationaux sur la fragile mise en œuvre de l’accord.