Figure active de la société civile congolaise, connu pour ses prises de position tranchées sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays, Saint Patrick Ponce Mahele continue de faire entendre sa voix dans le débat national.
Selon des proches et plusieurs sources familiales, il est le fils du général Mahele Lieko Bokungu, figure historique des Forces armées zaïroises, disparu en 1997. Cette filiation présumée, largement relayée dans certains cercles, contribue à renforcer le poids symbolique de ses interventions publiques.
« Je n’ai jamais cru aux engagements de Paul Kagame »
Revenant sur les différents accords signés au fil des années entre Kinshasa et Kigali, Saint Patrick Ponce Mahele affirme n’avoir « jamais cru à la sincérité des engagements » du président rwandais Paul Kagame. Pour lui, la répétition des crises dans le Nord-Kivu prouverait que les engagements pris n’ont pas été respectés sur le terrain.
Il dénonce régulièrement l’inefficacité des processus diplomatiques successifs, estimant que la confiance demeure impossible tant que les violences persistent dans les provinces de l’Est.
Une méfiance ancrée dans l’histoire et le vécu
Dans ses prises de parole, Saint Patrick Ponce Mahele rappelle que, selon lui, les accords politiques et sécuritaires n’ont apporté aucune solution durable aux populations locales.
La mémoire du général Mahele Lieko Bokungu réputé pour sa loyauté envers l’État et sa volonté de préserver l’intégrité territoriale semble également influencer sa vision de la souveraineté nationale, thème central de son engagement public.
Des accusations répétées contre Kigali
Selon Mahele, les crises à l’Est et l’implication présumée du Rwanda dans certains groupes armés rendent les démarches diplomatiques « insuffisantes et souvent illusoires ».
Kigali nie toute responsabilité dans les attaques du M23, mais Saint Patrick Ponce Mahele reste convaincu que les engagements régionaux « manquent de sincérité ».
Un appel à une ligne diplomatique plus ferme
Dans ses interventions, il encourage l’État congolais à renforcer sa posture, estimant que :
« Trop de concessions ont été faites sans effets visibles pour la population. »
Il plaide pour une diplomatie plus ferme, plus exigeante, et pour un renforcement des capacités nationales de défense.
Une voix militante qui prend de l’ampleur
Qu’on partage ou non ses analyses, la constance et la vigueur de ses prises de position font de Saint Patrick Ponce Mahele une figure écoutée, particulièrement dans les milieux engagés pour la défense de la souveraineté nationale.
Son discours mêlant conviction personnelle, expérience militante et héritage familial revendiqué alimente le débat sur l’avenir des relations entre la RDC et le Rwanda.