La Société des Transports au Congo (TRANSCO) traverse une crise majeure. Le Directeur Général par intérim, Sylvestre Bilambo Likwey, se retrouve en bras de fer avec le Président du Conseil d’Administration (#PCA), Jean-Claude Dumbi, plongeant l’entreprise dans une situation critique.
Retrait de confiance et gel des comptes
Le conflit a éclaté après que le Conseil d’Administration a signé un procès-verbal actant un « retrait de confiance » à l’encontre du DG et de la Directrice Générale Adjointe a.i. Sur cette base, le PCA a demandé aux banques SOFIBANQUE et EQUITY BCDC de révoquer les signatures des mandataires et de geler les comptes de TRANSCO, entraînant une paralysie totale des activités financières.
Dans une lettre adressée au Vice-Premier Ministre des Transports, Sylvestre Bilambo a dénoncé une tentative d’éviction illégale, qualifiant la démarche du Conseil de « putsch administratif ». Selon lui, le Conseil n’a aucun pouvoir légal pour le révoquer.

La Loi 08/009 au cœur du débat
Pour se défendre, le DG s’appuie sur la Loi n° 08/009 du 7 juillet 2008, qui encadre la gestion des entreprises publiques. Il soutient que :
Le quorum et les délais de convocation n’ont pas été respectés, rendant la décision du Conseil nulle.
Seule l’autorité de tutelle gouvernementale peut procéder à sa révocation.
Cette défense, centrée sur la forme plutôt que sur le fond de sa gestion, vise à gagner du temps et à mobiliser le gouvernement en sa faveur.
Agents privés de salaire : une crise sociale qui s’aggrave
Le gel des comptes a provoqué le blocage immédiat des paiements, laissant le personnel sans salaire. Sylvestre Bilambo menace d’engager la responsabilité personnelle du PCA et des banques, mais la frustration monte et le risque d’un conflit social majeur est réel.
Arbitrage gouvernemental : fin de l’ère Bilambo ?
Le dossier est désormais sur le bureau du Vice-Premier Ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, qui devra trancher entre un excès de pouvoir du PCA et une mesure de sauvegarde face à une gestion jugée défaillante. Selon les observateurs, cette décision pourrait mettre fin à l’ère Bilambo ou lui offrir un sursis temporaire.
Entre gestion chaotique, tensions sociales et enjeux politiques, TRANSCO se retrouve au cœur d’une crise qui nécessite l’intervention de la tutelle et de la présidence de la République.
Miroir Politique
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