Vacances parlementaires : Quand Christophe Empangi choisit Kinshasa plutôt que Basankusu

En République démocratique du Congo, les vacances parlementaires constituent une période essentielle de redevabilité démocratique. Elles offrent aux députés nationaux l’occasion de retourner dans leurs bases électorales afin de rendre compte de leur action, d’écouter les préoccupations des populations et de défendre leurs intérêts. À Basankusu, cette exigence institutionnelle semble cependant ignorée par le député national Christophe Empangi.

Alors que la majorité de ses collègues ont rejoint leurs circonscriptions respectives, Christophe Empangi a choisi de rester à Kinshasa, loin de la population qui l’a élu. Depuis la session parlementaire de juin 2025, aucune visite officielle du député à Basankusu n’a été signalée. Cette absence prolongée alimente un profond sentiment d’abandon et suscite une question de plus en plus insistante dans l’opinion locale : quel péché Basankusu a-t-il commis pour mériter un tel représentant ?

Au-delà de son absence physique, c’est surtout le silence de l’élu au Parlement qui inquiète. À l’Assemblée nationale, aucune intervention significative n’a été enregistrée en faveur du territoire de Basankusu. Aucun plaidoyer visible, aucune prise de parole forte pour défendre les priorités locales, laissant l’impression d’un député absent aussi bien sur le terrain que dans l’hémicycle.

Cette carence de représentation s’est traduite par des conséquences concrètes. Dans le projet de budget 2026, Basankusu figure parmi les grands oubliés, sans projets structurants clairement identifiés. Pour plusieurs observateurs, cette marginalisation budgétaire est la conséquence directe de l’incapacité du député à défendre efficacement les intérêts de son territoire, mettant en lumière une incompétence politique préjudiciable à la population.

Le cas du stade Iyenga de Basankusu illustre davantage cette situation. Il y a plus d’une année, Christophe Empangi avait fait clôturer ce stade à l’aide de tôles, affirmant vouloir le reconstruire selon les normes. À ce jour, aucun travail n’a commencé. Abandonné, le site est aujourd’hui envahi par les herbes et les arbres, au point de se transformer en une véritable ferme, mais aussi en un lieu d’insécurité pour les riverains.

Pour la population de Basankusu, le constat est sans appel : un député absent pendant les vacances parlementaires, silencieux au Parlement, inefficace dans les arbitrages budgétaires et incapable de concrétiser les projets annoncés. Or, le mandat parlementaire est une mission de responsabilité et non un simple titre.

Face à cette situation, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer l’abandon du territoire. Car au-delà de la personne de Christophe Empangi, c’est l’avenir de Basankusu qui est en jeu, et la démocratie ne saurait se renforcer lorsque ceux qui sont élus pour représenter le peuple choisissent la distance et le silence.

Miroir  Politique 

+243810057621(Rédaction)

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