La gestion de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) par son directeur général, Charles Mudiay Kazadi, suscite de vives préoccupations parmi plusieurs agents et cadres de l’institution. Après près de douze années passées au sommet de la CNSS environ huit ans comme directeur général adjoint et quatre ans comme directeur général ces derniers estiment que son bilan est largement négatif et ne correspond plus aux attentes des travailleurs et des assurés sociaux.
Un dialogue interne de plus en plus contesté
Selon plusieurs agents de la CNSS, Charles Mudiay Kazadi serait peu disposé à organiser des réunions avec les organisations syndicales ainsi qu’avec certains directeurs de l’entreprise.
Les mêmes sources affirment qu’aucune véritable réunion de direction n’aurait été organisée depuis son accession aux fonctions de directeur général. Cette situation soulève des interrogations sur le fonctionnement et la coordination de l’équipe dirigeante.
Des directeurs sans fonctions alors que des postes restent vacants
La situation de plusieurs directeurs constitue également une source de préoccupation. Selon des agents, certains cadres seraient sans fonctions précises depuis plus de trois ans, alors que plusieurs postes de responsabilité resteraient vacants.
Les agents s’interrogent dès lors sur la décision de procéder à de nouvelles nominations plutôt que de réaffecter certains cadres déjà présents au sein de l’institution.
Ils dénoncent également la nomination de nouveaux directeurs considérés comme proches de la direction générale, au détriment, selon eux, de certains cadres expérimentés de la CNSS.
Plusieurs organes de presse sollicités pour défendre le bilan
La question de la presse utilisée pour défendre le bbilan largement négatif du Dg Charles Mudiay Kazadi suscite également des interrogations.
Selon des informations rapportées par des agents de la CNSS, plusieurs organes de presse ont été sollicités pour publier des articles favorables à Charles Mudiay Kazadi afin de défendre un bilan que les agents considèrent comme largement négatif.
Les mêmes sources indiquent qu’après la publication de certains de ces articles favorables au directeur général, des factures ont été déposées auprès de la cellule de communication de la CNSS, dont une facture de 100 dollars, avec un paiement prévu ultérieurement.
Cette situation soulève des interrogations sur la nature exacte de ces prestations et sur les éventuels liens entre les contenus publiés et les paiements effectués ou prévus.
Pour plusieurs agents, recruter des organes de presse pour tenter de défendre un bilan largement négatif ne suffit plus à répondre aux problèmes de fond auxquels la CNSS est confrontée.
Des agents et cadres interpellent le chef de l’État
Face à cette situation, des agents et cadres de la CNSS demandent au chef de l’État, le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de prendre rapidement des mesures pour sauver l’institution.
Ils réclament notamment le départ de Charles Mudiay Kazadi, estimant que son remplacement permettrait d’ouvrir une nouvelle page dans la gouvernance de la CNSS et de restaurer la confiance au sein de l’institution.
Pour ces agents et cadres, après douze années au sommet, le moment est venu de procéder à une évaluation sérieuse et objective de la gestion de Charles Mudiay Kazadi, loin des opérations de communication.
Le temps du bilan
Après environ huit années comme directeur général adjoint et quatre années comme directeur général, Charles Mudiay Kazadi est aujourd’hui appelé à répondre aux nombreuses critiques formulées par des agents et cadres de la CNSS.
Ces derniers mettent notamment en avant le manque de dialogue, la situation de plusieurs directeurs sans fonctions, les nouvelles nominations, le fonctionnement de la direction générale et, plus largement, ce qu’ils qualifient de bilan largement négatif.
À leurs yeux, aucune campagne médiatique ne pourra remplacer les résultats. Ils demandent désormais au chef de l’État d’intervenir rapidement afin de préserver la CNSS et de lui donner une nouvelle dynamique de gestion.
Miroir politique
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