Basankusu : La dégradation des écoles catholiques, Mgr Libère Pwongo Bope appelé à s’expliquer

L’état de plusieurs infrastructures scolaires appartenant à l’Église catholique dans le diocèse de Basankusu suscite des préoccupations à l’approche de la rentrée scolaire. En séjour à Basankusu le samedi 29 août 2026, Jimmy Bokama, éditeur du journal Miroir Politique, dit avoir constaté l’état de plusieurs établissements scolaires et infrastructures religieuses nécessitant, selon les témoignages recueillis sur place, une attention particulière.Parmi les établissements cités figurent notamment le Lycée Lontsing’esengo, l’Institut Likonga Nguwa, l’Institut Bafumba, l’École primaire Bondeko et l’École primaire Mpoma. D’autres infrastructures de l’Église catholique, notamment la résidence des abbés (Fabas) et le couvent des sœurs religieuses, sont également évoquées.

Des écoles envahies par de hautes herbes

Le principal constat concerne l’entretien des cours et des abords de plusieurs établissements. Dans certaines écoles, de hautes herbes ont fortement poussé, donnant à plusieurs espaces scolaires un aspect de manque d’entretien.Cette situation apparaît d’autant plus préoccupante que la rentrée scolaire approche. Des parents et observateurs rencontrés sur place craignent que les élèves ne retrouvent des cours encore envahies par les herbes si une opération de nettoyage et de désherbage n’est pas organisée rapidement.

De l’époque de Mgr Ignace Matondo à aujourd’hui

Plusieurs habitants établissent une comparaison avec la période de feu Mgr Ignace Matondo Kwa Nzambi. Selon les témoignages recueillis, plusieurs écoles conventionnées catholiques bénéficiaient alors d’un suivi assuré avec une implication importante de responsables laïcs.

Parmi les premiers coordinateurs laïcs des écoles conventionnées catholiques du diocèse cités figurent notamment Bongwele Bonondo Joseph, Eeke Is’Akambo et Lompala Metally.Les témoignages font ensuite état d’une évolution progressive dans la gestion des écoles, avec une implication accrue de responsables religieux, notamment le Révérend Abbé Eluwo Dieudonné, le Révérend Abbé Lokombe Jean-Paul et la Révérende Sœur Bondola Noëlle.

Cette évolution alimente aujourd’hui les interrogations de certains habitants qui souhaitent davantage de suivi et d’entretien des établissements scolaires.

Des responsables d’établissements également cités

Les personnes rencontrées évoquent également plusieurs responsables ayant assumé des fonctions de direction dans ces établissements.À l’Institut Bafumba, le poste de préfet était, selon ces témoignages, occupé par Bondjembo. À l’Institut Likonga Nguwa, la fonction de préfet était assurée par Bombile.

À l’École primaire Bondeko, la gestion est attribuée, selon les mêmes témoignages, à Sœur Ilalanga, avec Lingolo comme directeur. À l’École primaire Mpoma, les noms de Nkombi et Lompwanga sont notamment cités.

Ces éléments, recueillis auprès des personnes rencontrées sur place, mériteraient toutefois d’être confrontés aux archives administratives et diocésaines afin d’en établir la chronologie et l’exactitude.

Mgr Libère Pwongo Bope interpellé en sa qualité de numéro un du diocèse

Face à cette situation, nous interpellons directement Mgr Libère Pwongo Bope, évêque du diocèse de Basankusu, parce qu’il est le numéro un et le premier responsable du diocèse de Basankusu.C’est précisément en cette qualité que nous souhaitons obtenir ses explications sur la situation actuelle de plusieurs écoles catholiques, notamment sur leur niveau d’entretien, l’état des cours envahies par de hautes herbes et le suivi général des infrastructures scolaires relevant du diocèseNotre démarche vise à demander des explications à l’autorité diocésaine sur les conditions dans lesquelles ces établissements sont entretenus et administrés. En tant que premier responsable du diocèse, Mgr Libère Pwongo Bope est naturellement appelé à éclairer l’opinion sur les mesures prises ou envisagées pour remédier à cette situation.

Cette interpellation ne constitue pas, à ce stade, l’établissement d’une quelconque responsabilité personnelle ou financière de l’évêque. Elle repose sur un constat effectué sur le terrain et sur des préoccupations exprimées par plusieurs personnes rencontrées à Basankusu.

Quelle priorité accordée aux écoles ?

Les interrogations s’étendent également aux autres infrastructures appartenant à l’Église catholique, notamment la résidence des abbés et le couvent des sœurs religieuses.

Certains habitants s’interrogent ainsi sur les priorités en matière d’entretien des infrastructures. Ils estiment que les établissements scolaires, fréquentés quotidiennement par les enfants, devraient eux aussi bénéficier d’une attention particulière.

Une question revient dans les échanges : si certaines infrastructures religieuses peuvent bénéficier d’un entretien, pourquoi les écoles catholiques ne bénéficieraient-elles pas de la même attention ?

Une intervention attendue avant la rentrée

À la veille de la rentrée scolaire, l’attente porte désormais sur des mesures concrètes : désherbage des cours, nettoyage des établissements, entretien des bâtiments et amélioration de l’environnement scolaire.Pour les parents et observateurs rencontrés à Basankusu, les élèves doivent pouvoir reprendre les cours dans un environnement propre, sécurisé et favorable à l’apprentissage.

La situation constatée dans plusieurs écoles catholiques appelle donc une réponse de l’autorité diocésaine. Mgr Libère Pwongo Bope, en sa qualité de numéro un du diocèse de Basankusu, est invité à s’expliquer sur l’état de ces établissements et à faire connaître les mesures envisagées pour améliorer leurs conditions d’entretien et de fonctionnement.

À Basankusu, une question reste posée : comment garantir de bonnes conditions d’apprentissage aux élèves si certaines écoles demeurent envahies par de hautes herbes à la veille de la rentrée scolaire ?

Miroir politique

+243810057621(Rédaction) 

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