En marge de la 28ᵉ édition de la China Mining Conference and Exhibition, organisée à Tianjin, en Chine, la délégation de la République démocratique du Congo, conduite par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, met en avant les avancées enregistrées dans le secteur minier congolais.
Parmi les interventions remarquées figure celle du directeur général du Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales (CEEC), Freddy Muamba, qui a présenté les progrès réalisés par son établissement dans le domaine de l’expertise, de l’analyse et de la certification des minerais.
Des capacités technologiques renforcées
Dans son intervention, Freddy Muamba a notamment mis l’accent sur la modernisation des équipements et des laboratoires du CEEC.
L’établissement s’est doté de matériels destinés à renforcer ses capacités d’analyse et à permettre une identification plus précise des caractéristiques physico-chimiques des substances minérales et de leurs différents sous-produits.
Cette évolution vise à améliorer la qualité des analyses et à accompagner le processus de certification des minerais issus des différentes filières exploitées en RDC.
Le CEEC comme Autorité de certification
Le directeur général du CEEC a également rappelé l’évolution du rôle de l’établissement dans le secteur minier congolais.
« Nous sommes le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales en RDC. Depuis 2018, nous sommes devenus Autorité de certification », a déclaré Freddy Muamba.
Selon lui, cette responsabilité permet à l’État congolais de disposer de mécanismes et de procédés destinés à déterminer les caractéristiques physico-chimiques des minerais.
Des laboratoires au plus près des zones de production
L’autre enjeu soulevé par le DG du CEEC concerne le déploiement des capacités d’analyse à travers les différentes provinces du pays.
Freddy Muamba a ainsi appelé les partenaires et investisseurs à accompagner l’implantation de laboratoires capables d’effectuer les analyses directement dans les zones de production.
« Aujourd’hui, l’analyse des échantillons coûte encore très cher à la République. Voilà pourquoi nous avons besoin de partenaires pour implanter, dans toutes les provinces, des laboratoires capables d’analyser sur place », a-t-il expliqué.
Une telle approche permettrait, selon lui, de réduire les coûts liés au transport des échantillons, mais également de gagner du temps dans les opérations d’analyse et de certification.
Plusieurs filières couvertes par le CEEC
Le CEEC intervient dans plusieurs filières minières, notamment le diamant, l’or, les 3T — cassitérite, wolframite et coltan —, les pierres de couleur, le cuivre et le cobalt.
L’établissement entend également renforcer son intervention dans le domaine des terres rares, une filière appelée à prendre une importance croissante dans l’économie mondiale.
À travers cet encadrement, le CEEC entend contribuer à une meilleure connaissance des substances extraites du sous-sol congolais et à une certification plus fiable avant leur commercialisation et leur exportation.
Un appel aux partenariats
À Tianjin, Freddy Muamba a également lancé un appel aux investisseurs et aux opérateurs miniers pour développer des partenariats avec le CEEC.
L’objectif est notamment de renforcer les capacités techniques de l’établissement et de rapprocher les services d’analyse des différents bassins de production.
Cette stratégie doit permettre de réduire certaines contraintes logistiques et de renforcer l’efficacité du dispositif national d’expertise et de certification.
Mieux connaître les minerais pour mieux les valoriser
La participation du CEEC à China Mining 2026 intervient dans un contexte où la RDC cherche à renforcer la gouvernance et la valorisation de ses ressources minières.
À travers la modernisation de ses équipements et le développement de ses capacités d’analyse, le CEEC entend contribuer à une meilleure connaissance de la composition et de la valeur des minerais produits en République démocratique du Congo.
Des projections avancées par certains experts évoquent des recettes supplémentaires pouvant dépasser 100 millions de dollars américains d’ici la fin de 2026 et atteindre plus d’un milliard de dollars à partir de 2027. Ces chiffres restent toutefois des estimations et devront être confrontés aux résultats effectivement enregistrés.
À Tianjin, le message porté par Freddy Muamba est ainsi axé sur la technologie, l’expertise et les partenariats, avec l’ambition de renforcer le rôle du CEEC dans la chaîne de valeur minière congolaise.
Miroir politiquey
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