ARSP : La gestion du DG Juan-Ted Beleshayi commence à inquiéter certains agents

Quelques mois après sa nomination à la tête de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP),le Directeur Général Juan-Ted Beleshayi fait déjà face à certaines interrogations au sein de l’institution. Des agents, s’exprimant sous couvert d’anonymat, évoquent des réserves sur la nouvelle dynamique de gestion et rappellent, avec une certaine nostalgie, l’ancienne administration, dont la méthode de travail a marqué l’esprit de nombreux membres du personnel.

Nommé par ordonnance présidentielle, dont la lecture est intervenue le mercredi 3 juin 2026, Juan-Ted Beleshayi a pris les commandes de l’ARSP, une institution stratégique dans la promotion de l’entrepreneuriat congolais et la régulation de la sous-traitance dans le secteur privé.

Cette nomination intervient dans un contexte où l’ARSP est appelée à jouer un rôle important dans la promotion des entreprises congolaises et dans leur accès aux opportunités offertes par les grands projets économiques du pays.

Mais quelques mois après l’installation de la nouvelle direction, certaines interrogations commencent à émerger au sein du personnel.

Une ancienne gestion qui a marqué les esprits

Selon des témoignages recueillis auprès de certains agents, l’ancienne administration avait laissé une empreinte particulière au sein de l’ARSP.

Ces agents évoquent une période de gestion qu’ils décrivent comme dynamique, structurée et davantage orientée vers les résultats. Pour certains membres du personnel, les méthodes de travail mises en place à cette époque avait contribué à instaurer une certaine discipline et une dynamique professionnelle qui restent, aujourd’hui encore, présentes dans les mémoires.

Certains agents vont jusqu’à souhaiter le retour de certaines pratiques de cette ancienne administration, estimant que celles-ci avaient contribué à donner une orientation claire au fonctionnement de l’institution.

Il convient toutefois de préciser que ces appréciations ne reflètent pas nécessairement l’opinion de l’ensemble du personnel de l’ARSP. Elles sont rapportées comme étant celles de certains agents et observateurs de l’institution et doivent donc être considérées avec prudence.

La communication de la nouvelle direction au centre des critiques

Parallèlement à ces appréciations, la communication de la nouvelle direction suscite également des réactions au sein de certains services.

Des agents reprocheraient notamment au nouveau directeur général d’accorder une place importante aux photos, aux vidéos et aux publications sur les réseaux sociaux, alors qu’ils attendent davantage d’actions concrètes sur le terrain.

« Au lieu de se mettre au travail, il préfère le buzz à travers des photos et des vidéos », déplorent certains agents, selon des propos rapportés.

Pour ces derniers, la communication institutionnelle devrait avant tout accompagner des résultats mesurables : amélioration du fonctionnement interne, accompagnement des entreprises congolaises, transparence dans les procédures et efficacité dans la régulation de la sous-traitance.

Cette perception, si elle venait à se généraliser, pourrait alimenter les critiques autour de la nouvelle direction et fragiliser progressivement la confiance d’une partie du personnel.

Une nouvelle direction attendue sur les résultats

Au-delà des critiques, une réalité s’impose : la nouvelle direction dispose encore d’une marge importante pour démontrer sa capacité à répondre aux attentes.

La nomination de Juan-Ted Beleshayi étant récente, il serait prématuré de dresser un bilan définitif de sa gestion. Le nouveau directeur général est désormais appelé à imprimer sa propre dynamique et à démontrer, par des résultats concrets, la pertinence des orientations de son administration.

Les attentes portent notamment sur la cohésion du personnel, l’efficacité administrative, la transparence des procédures, l’accompagnement des entreprises congolaises et le renforcement de la crédibilité de l’ARSP

La question du choix des mandataires

La situation à l’ARSP relance également le débat sur le renouvellement des dirigeants des entreprises et établissements publics.

Une question mérite d’être posée : pourquoi remplacer une administration dont la gestion a marqué positivement une partie du personnel, sans attendre de mesurer les résultats de la nouvelle équipe ?

Le renouvellement des mandataires peut naturellement répondre à la volonté d’améliorer les performances ou d’imprimer une nouvelle orientation. Mais, pour certains observateurs, les changements devraient également être appréciés à la lumière des résultats obtenus par les équipes précédentes.

Dans tous les cas, le véritable critère d’évaluation demeure la capacité d’une nouvelle administration à produire des résultats supérieurs ou, à tout le moins, à apporter une réelle valeur ajoutée.

Félix-Antoine Tshisekedi appelé à suivre la situation

Face aux inquiétudes exprimées par certains agents, des voix appellent également le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à suivre avec attention l’évolution de la situation au sein de l’ARSP.

L’objectif serait notamment de préserver les acquis de l’institution, de maintenir la cohésion du personnel et de veiller à ce que l’ARSP continue à jouer pleinement son rôle dans la promotion des entreprises congolaises et la régulation de la sous-traitance.

Il ne s’agit cependant pas, à ce stade, de tirer un bilan définitif de la nouvelle gestion. Juan-Ted Beleshayi est encore au début de son mandat et dispose de la possibilité de démontrer sa capacité à transformer les attentes en résultats.

L’heure des résultats

La communication peut contribuer à renforcer la visibilité d’une institution, mais elle ne peut se substituer aux résultats.

À l’ARSP, les agents et les acteurs du secteur privé attendent désormais des avancées concrètes : une administration efficace, des procédures transparentes, un meilleur accompagnement des entreprises congolaises et une régulation crédible de la sous-traitance.

L’ancienne administration et sa méthode de gestion semblent avoir marqué l’esprit d’une partie du personnel. À la nouvelle équipe de démontrer que le changement intervenu à la tête de l’ARSP peut, lui aussi, laisser une empreinte positive.

Entre les attentes du personnel, les critiques sur la communication et les exigences des entrepreneurs congolais, Juan-Ted Beleshayi est désormais attendu sur le terrain des résultats.

Miroir politique

+243810057621(Rédaction) 

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