Ressources naturelles : Christophe Bitasimwa présente l’approche de contrôle de l’IGF à Paris

La Conférence internationale consacrée à la fiscalité et à la gestion des ressources naturelles dans le Bassin du Congo s’est clôturée vendredi 18 septembre 2026 à l’École d’économie de Paris. Durant cinq jours, experts, professionnels et décideurs ont échangé sur les défis liés à la fiscalité, à la gouvernance et à la valorisation des ressources naturelles.La République démocratique du Congo a participé à ces assises à travers plusieurs institutions, notamment l’Inspection générale des finances (IGF), la Société nationale d’électricité (SNEL), la Direction générale des impôts (DGI), la Direction générale des douanes et accises (DGDA), l’OGEFREM, l’ANEP, l’ANEPEX et l’INPP.

Au cours de cette rencontre, l’Inspecteur général des finances, Chef de Service, Christophe Bitasimwa Bahii, a présenté l’expérience de l’IGF en matière de contrôle et de sécurisation des recettes issues de l’exploitation des ressources naturelles.

L’approche systémique au cœur du contrôle

Dans son intervention, Christophe Bitasimwa Bahii a expliqué que la présence d’importantes ressources naturelles ne suffit pas à garantir une mobilisation optimale des recettes publiques. Il est également nécessaire de suivre l’ensemble de la chaîne, depuis la production jusqu’à l’encaissement des recettes dues à l’État.Dans le secteur minier, cette chaîne concerne notamment la production, l’exportation, la commercialisation, la liquidation des droits et taxes, le paiement ainsi que le rapatriement des recettes.

L’approche présentée par l’IGF repose notamment sur le rapprochement des différentes données afin d’identifier les éventuelles incohérences et d’orienter les contrôles vers les zones présentant des risques.

Le croisement des données comme outil de contrôle

Christophe Bitasimwa a également insisté sur l’importance du croisement des données techniques, fiscales, douanières et financières détenues par les différentes administrations.

Cette méthode permet de mieux retracer les opérations, de détecter les anomalies et de renforcer l’efficacité des contrôles.

Elle s’inscrit dans l’évolution de l’IGF vers un contrôle systémique fondé sur les risques, avec une utilisation accrue de la digitalisation et des outils d’analyse des données.

La digitalisation au service de la sécurisation des recettes

Cette orientation s’inscrit dans le cadre du Plan stratégique triennal 2026-2028 de l’IGF, qui accorde une place importante à la modernisation et à la digitalisation des mécanismes de contrôle.À Paris, l’expérience congolaise présentée par Christophe Bitasimwa Bahii a ainsi permis de mettre en évidence l’importance d’un contrôle couvrant l’ensemble de la chaîne des recettes issues des ressources naturelles.

L’objectif est notamment de renforcer la prévention des déperditions, d’améliorer la traçabilité des opérations et de contribuer à une meilleure mobilisation des recettes publiques.

La participation de la RDC à cette conférence a également constitué une occasion de partager son expérience avec les autres acteurs du Bassin du Congo et de poursuivre les échanges sur les mécanismes de gouvernance et de gestion des ressources naturelles.

Miroir politique

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