Paris : Christophe Bitasimwa pose les bases d’une coopération numérique entre l’IGF et l’AFD

L’Inspection Générale des Finances (IGF) poursuit sa démarche de modernisation de ses méthodes de contrôle. À Paris, son Inspecteur Général des Finances, Chef de Service, Christophe Bitasimwa Bahii, a eu, vendredi 18 septembre, une séance de travail avec les responsables de l’Agence Française de Développement (AFD). Au centre des échanges : la transformation numérique de l’IGF et les possibilités de collaboration dans le cadre de son Plan stratégique triennal 2026-2028.La rencontre s’est tenue au siège de l’AFD, en marge de la participation de la délégation de l’IGF à une conférence internationale consacrée à la fiscalité et aux richesses naturelles du bassin du Congo.

Du côté de l’AFD, les échanges ont notamment réuni Caroline Huinh, responsable Afrique, Andrzej Rogulski, responsable des projets de gouvernance financière en RDC, ainsi qu’Isaac Lukama, responsable du projet de transformation numérique en République démocratique du Congo, financé conjointement par la Banque mondiale et l’AFD.

La transformation numérique au cœur des échanges

Au cours de cette rencontre, Christophe Bitasimwa Bahii a présenté les grandes orientations du Plan stratégique triennal 2026-2028 de l’IGF, en mettant particulièrement l’accent sur son premier axe consacré à la transformation numérique.

Cette orientation vise notamment à faire évoluer les méthodes de contrôle grâce à une exploitation plus systématique des données financières de l’État.

C’est dans cette perspective que s’inscrit le contrôle systémique, une approche fondée sur la collecte, le croisement et l’analyse des données afin de mieux identifier les risques et de détecter les éventuelles irrégularités dans la gestion des finances publiques.

Vers un Hub national des données financières

Parmi les projets présentés figure la mise en place d’un entrepôt national des données financières de l’État, également envisagé comme un Hub National des Données Financières de l’État.

Cette infrastructure devrait permettre de centraliser et de mieux exploiter les informations financières publiques. Pour l’IGF, elle constitue un outil important dans la mise en œuvre du contrôle systémique et dans le renforcement des capacités d’analyse de l’institution.

Christophe Bitasimwa Bahii a ainsi sollicité auprès de l’AFD un partage d’expériences sur des projets similaires financés ou accompagnés en France, afin d’examiner les possibilités d’adaptation au contexte de la République démocratique du Congo.

L’AFD disposée à poursuivre les échanges

Les discussions ont également porté sur les mécanismes de financement de l’AFD et sur les possibilités d’accompagnement des projets numériques portés par l’IGF.

Participant aux échanges par visioconférence depuis Kinshasa, Isaac Lukama, responsable du projet de transformation numérique à l’agence locale de l’AFD en RDC, a fait part de la disponibilité de l’Agence à poursuivre les discussions avec l’IGF.

Les échanges ont notamment porté sur les mécanismes mis en œuvre dans le cadre de l’Unité de Gestion du Projet de Transformation Numérique (UGPTN).

Ce dispositif intervient dans plusieurs domaines, notamment l’extension de la connectivité et de la fibre optique vers les provinces et les entités territoriales décentralisées, ainsi que le développement d’infrastructures numériques nationales, parmi lesquelles le cloud souverain et le GouvSOC.

Deux points focaux désignés

Pour assurer le suivi des échanges, Christophe Bitasimwa Bahii a désigné deux points focaux de l’IGF auprès de l’UGPTN.

Ces derniers auront notamment pour mission d’examiner les activités inscrites dans le Plan stratégique 2026-2028 de l’IGF et d’identifier celles qui pourraient être prises en compte dans le cadre d’un éventuel accompagnement.

Cette rencontre de Paris marque ainsi une nouvelle étape dans les échanges entre l’IGF et l’AFD autour de la transformation numérique. À travers le contrôle systémique, l’exploitation des données et le développement d’outils numériques, l’IGF entend moderniser ses méthodes de travail et renforcer ses capacités de contrôle des finances publiques.

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