Alors que l’Assemblée nationale a adopté le budget national pour 2026, d’un montant de 54 335,8 milliards de francs congolais, les habitants de Basankusu se posent une question brûlante : quel crime ce territoire a-t-il commis pour être représenté par Joséphine Lokumu et Christophe Empangi, deux députés restés totalement silencieux face à ses urgences ?
Présenté par le gouvernement comme un budget de redressement et de sécurité, le texte met en avant les provinces frappées par les conflits et les besoins humanitaires. Mais Basankusu n’a bénéficié d’aucune voix à l’Assemblée nationale. Aucun plaidoyer pour ses routes impraticables, ses écoles et centres de santé délabrés, son accès limité à l’énergie ou sa sécurité alimentaire fragile n’a été formulé.
Pour les analystes politiques, ce silence traduit une faute grave et une incompétence inquiétante. Dans un pays où le budget est un outil stratégique de développement, ne pas défendre sa population équivaut à l’abandonner.
Alors que d’autres provinces ont su obtenir des financements pour désenclaver leurs territoires et sécuriser des projets essentiels, Basankusu reste marginalisée et oubliée, victime du manque de leadership de ses représentants. Les habitants commencent à se demander si Joséphine Lokumu et Christophe Empangi sont déconnectés des réalités locales, politiquement isolés, ou tout simplement incompétents.
Le 10 décembre, lors du vote du budget, Basankusu n’a pas été défendue. Et pour ses habitants, le silence de leurs députés restera longtemps un symbole d’abandon et d’injustice.
Miroir Politique
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