Depuis plusieurs semaines, la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO SA) est au centre d’une intense polémique. La direction générale, sous la conduite de Pistis Bonongo, multiplie les interventions médiatiques et communiqués destinés à valoriser sa gestion. Pourtant, cette stratégie médiatique peine à convaincre, face à un malaise social persistant et des zones d’ombre sur la réalité quotidienne des agents.
Si certains médias relayent fidèlement l’image positive voulue par le DG, une partie de l’opinion publique et des travailleurs demeure sceptique. Derrière les effets d’annonce et les communiqués flatteurs se cachent des questions non résolues : retards dans le versement des avantages sociaux, incertitudes sur la régularité des salaires et insuffisance d’un plan social durable.
Sous la gestion de Pistis Bonongo, la SOKIMO affiche des avancées ponctuelles, comme la reprise de la production d’or à l’usine de Nizi, après plusieurs décennies d’inactivité. Cependant, ces réussites restent limitées et ne suffisent pas à dissiper les inquiétudes liées aux conditions de travail et à la transparence de la gouvernance. Pour renforcer son image, le DG a récemment publié une photo avec le Président de la République, Félix Tshisekedi, une initiative clairement destinée à flatter le chef de l’État et à consolider sa crédibilité médiatique, plutôt qu’à répondre aux préoccupations concrètes des agents.
Le recours à certains médias complaisants pour diffuser une image uniforme et positive de la direction soulève un problème de fond. Une stratégie médiatique, si elle est mal calibrée, peut donner l’impression que la direction cherche davantage à orienter l’opinion qu’à répondre aux préoccupations réelles des agents. Les critiques persistantes et les interrogations légitimes sur la gestion quotidienne de l’entreprise montrent que cette approche n’est pas suffisante pour instaurer la confiance.
Les revendications des travailleurs ne devraient pas être réduites à de simples tentatives de déstabilisation. Elles traduisent des besoins réels de clarté, de justice sociale et de dialogue sincère. Gouverner une entreprise publique comme la SOKIMO exige plus qu’une mise en scène médiatique : il faut des actes concrets, de la transparence et un engagement réel envers les agents et la communauté.
En définitive, la stratégie médiatique du DG Pistis Bonongo peine à convaincre, car elle ne parvient pas à répondre aux attentes fondamentales des travailleurs et à dissiper les zones d’ombre qui persistent autour de la gestion de l’entreprise. Les publications visant à montrer le DG aux côtés du Président Félix Tshisekedi ne remplacent pas un dialogue social sincère ni des résultats tangibles. Pour restaurer la confiance, la direction générale devra privilégier la transparence, le dialogue social et des actes concrets plutôt que de compter uniquement sur la communication et les initiatives symboliques destinées à flatter l’opinion ou le chef de l’État.
Miroir Politique
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