La fermeture prolongée du stade IYENGA de Basankusu, depuis près d’une année, plonge le sport local dans une crise profonde dont les premières victimes sont les clubs, les joueurs et la jeunesse sportive de la région. Face à cette situation devenue intenable, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, est désormais appelé à prendre ses responsabilités et à ordonner l’ouverture immédiate de cette infrastructure publique.
Depuis près de douze mois, le stade est fermé à l’initiative du député national Christophe Empangi, qui justifie cette décision par un projet de construction et de réhabilitation. Or, aucune communication officielle n’a établi l’existence d’une autorisation formelle délivrée par les ministères compétents, ni présenté un calendrier clair des travaux, encore moins des mesures transitoires pour garantir la poursuite des compétitions sportives.
Les conséquences sont lourdes et visibles : championnat local suspendu, clubs désorganisés, joueurs sans activité officielle, jeunesse sportive livrée à l’oisiveté. Un an sans football à Basankusu n’est pas un détail, c’est un échec collectif. Aucun chantier, aussi ambitieux soit-il, ne peut justifier la paralysie du sport local pendant une période aussi longue.
Le stade IYENGA est une infrastructure publique stratégique. À ce titre, sa gestion relève exclusivement de l’État, à travers le ministère des Sports et Loisirs. Aucun élu, fût-il député national, n’a le pouvoir légal de fermer un stade public pendant près d’une année sans cadre juridique clair, sans concertation avec la Ligue locale et sans alternative pour les compétitions.
Dès lors, le silence du ministère devient problématique. L’inaction, face à une fermeture qui dure depuis près d’un an, s’apparente à une caution tacite du désordre, alors même que le ministre des Sports dispose de l’autorité nécessaire pour rétablir l’ordre sportif et protéger les athlètes.
Il ne s’agit pas de s’opposer au développement des infrastructures sportives. Mais le développement sans règles, sans délais et sans respect des institutions devient un facteur de régression.
En conséquence, Didier Budimbu est officiellement interpellé pour :
ordonner l’ouverture immédiate du stade IYENGA de Basankusu ;
permettre la reprise du championnat local après près d’une année d’arrêt ;
rappeler publiquement que la fermeture décidée par le député national Christophe Empangi ne repose sur aucun fondement légal clairement établi ;
encadrer toute initiative de construction ou de réhabilitation dans un cadre légal, concerté et transparent.
À Basankusu, un an sans sport est déjà trop.
La jeunesse a besoin de terrains, pas de chantiers sans fin.
Ouvrir le stade IYENGA, c’est restaurer l’autorité de l’État et sauver le sport local.
Miroir Politique
+243810057621(Rédaction)