L’actualité de ce jour dans le territoire de Basankusu est marquée par une opération inhabituelle impliquant la population locale. Des habitants ont été mobilisés pour assurer le transport de certains équipements appartenant à la Société nationale d’électrification rurale (ANSER), initialement destinés à l’électrification du territoire.
Selon des sources locales concordantes, ces matériels auraient été saisis au port de l’ONATRA alors qu’ils étaient en destination de Kinshasa. L’opération serait intervenue à la suite d’un déplacement jugé irrégulier, avec l’appui présumé de certaines autorités locales, notamment de l’Administratrice du territoire, Odile Mbela, selon les mêmes sources. Les équipements ont ensuite été acheminés vers l’état-major de la Police nationale congolaise (PNC), où ils sont actuellement placés sous surveillance dans le cadre d’une procédure en cours.
Plusieurs témoignages recueillis sur place sont présentés comme des éléments appuyant cette opération, bien qu’ils n’aient pas encore été officiellement confirmés. Par ailleurs, aucune communication officielle n’a été publiée jusqu’à présent par l’Administratrice du territoire, laquelle ne se serait pas rendue sur les lieux pour établir un constat de la situation.
Cette affaire suscite de nombreuses réactions au sein de la population, certains habitants exprimant leurs préoccupations quant à la gestion administrative du territoire.
Dans ce contexte, des voix locales appellent les autorités nationales, y compris le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, à examiner la situation et, le cas échéant, à prendre des mesures appropriées. Ces déclarations relèvent toutefois de revendications populaires et ne constituent pas une décision officielle.
Par ailleurs, certains acteurs locaux évoquent des soupçons visant l’autorité territoriale, tandis que d’autres affirment que son nom aurait déjà été cité dans des dossiers présumés de mauvaise gestion des deniers publics. À ce stade, aucune preuve formelle, ni décision de justice, ni communication officielle ne vient confirmer ces allégations.
Face à la montée des inquiétudes, la population appelle à la transparence et à l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités. Les autorités compétentes sont attendues pour apporter des éclaircissements et garantir une gestion rigoureuse des biens publics, dans le respect des règles de droit et du principe de la présomption d’innocence.
Miroir Politique
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