Expo Béton 2026 : Le ministre d’État Marc Ekila et Makinen Suisse SA s’accordent sur deux projets de centres de formation en RDC

La 12ᵉ édition d’Expo Béton a été marquée par la signature d’un protocole d’accord visant la construction de deux centres modernes de formation professionnelle en République démocratique du Congo. Le partenariat réunit le ministère de la Formation professionnelle, le projet d’extension de Kinshasa, Kia Mona, et la société suisse Makinen Suisse SA.La cérémonie s’est déroulée le samedi 10 octobre à la Galerie La Fontaine, à Kinshasa, sous l’impulsion du ministre d’État, ministre de la Formation professionnelle, Me Marc Ekila Likombo. L’accord a été signé avec Thierry Katembwe, représentant du projet Kia Mona, et Luigi Chiantella, président-directeur général de Makinen Suisse SA, une entreprise basée à Lugano, en Suisse, et spécialisée notamment dans le design, l’architecture et la construction de bâtiments durables en Afrique.

Kia Mona et le Grand Kasaï ciblés

Le protocole prévoit la construction et l’équipement complets de deux centres de formation professionnelle, livrés clés en main. Le premier sera implanté dans la future ville d’extension de Kinshasa, Kia Mona, tandis que le second est prévu dans l’espace du Grand Kasaï.

Cette initiative vise à renforcer les capacités de formation technique en RDC et à préparer une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux besoins des grands projets d’infrastructures.

Pour le ministre d’État Marc Ekila Likombo, le développement du pays doit nécessairement s’accompagner d’investissements dans les compétences humaines.

« On ne peut pas construire le Congo de demain sans former les Congolais qui le construiront », a-t-il souligné, rappelant l’importance de la formation professionnelle dans la transformation économique du pays.

Les métiers du BTP au centre des réflexions

La signature de cet accord est intervenue en marge du neuvième panel de la 12ᵉ édition d’Expo Béton, consacré au thème : « Qualifier, former, certifier : quels référentiels pour les métiers du BTP ? ».

Animés par l’inspecteur général Guillaume Banga Wakimesa, les travaux ont réuni plusieurs personnalités du secteur public et privé, dont le sénateur Jean Bamanisa Saidi, président du Club BTP & CMA et promoteur d’Expo Béton.Parmi les intervenants figuraient également Katrien Spruyt, représentante d’Enabel, un représentant de l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat congolais (ANADEC), Jean-Robert Isifua Bokumbe, président de la CCMC, Mimile Maisha Mukuna, président de l’iRMA et secrétaire exécutif du Club BTP & CMA, ainsi que Godefroy Stanislas Tshimanga wa Muntuabo, directeur général de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP).

Les discussions ont principalement porté sur la nécessité d’harmoniser et d’homologuer les référentiels des métiers du bâtiment et des travaux publics à l’échelle nationale. L’objectif est de garantir une formation adaptée aux exigences du marché de l’emploi et de faciliter la reconnaissance des qualifications professionnelles.

La validation des acquis de l’expérience mise en avant

Les échanges ont également souligné l’importance de la Validation des acquis de l’expérience (VAE), un mécanisme permettant de reconnaître officiellement les compétences acquises par les travailleurs au cours de leur parcours professionnel.Dans le secteur du BTP, cette démarche représente une opportunité pour les ouvriers qui ont développé leur savoir-faire sur les chantiers, mais qui ne disposent pas nécessairement de diplômes correspondant à leurs compétences.

À ce sujet, le Club BTP & CMA, avec l’accompagnement technique de l’iRMA, avait déjà mis à la disposition du ministère de la Formation professionnelle un ensemble de 244 référentiels de formation et de validation des acquis de l’expérience.

Cette contribution vise à favoriser la structuration des métiers du secteur et à améliorer la reconnaissance des compétences des travailleurs congolais.

Des perspectives pour l’emploi et le développement

Au-delà de la signature du protocole, la concrétisation de ces deux projets constituera une étape importante pour mesurer les retombées de ce partenariat. La construction des centres, leur équipement et la mise en place de formations répondant aux besoins des entreprises seront déterminants.

Pour la RDC, l’enjeu consiste à mieux préparer les jeunes aux métiers techniques, à valoriser les compétences locales et à permettre aux travailleurs congolais de prendre une part active dans la réalisation des grands projets d’infrastructures.

À travers cette initiative annoncée à Expo Béton 2026, le ministère de la Formation professionnelle entend rapprocher davantage la formation des réalités du terrain et des besoins de l’économie nationale.

La réussite de cette démarche dépendra désormais de la concrétisation des engagements pris et de la capacité des futurs centres à former des professionnels qualifiés, capables d’accompagner durablement le développement de la République démocratique du Congo.

Miroir politique

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