Spoliation du terrain l’ONATRA à Basankusu : Le sénateur Jean-Paul Boketsu Bofili et son frère au cœur du scandale

L’heure n’est plus aux explications tardives ni aux faux-semblants diplomatiques. Face aux graves accusations de déplacement nocturne des bornes délimitant la concession Basankusu de l’ONATRA à Limete, la justice congolaise est appelée à ouvrir sans délai une enquête indépendante, à identifier les responsables et à établir toutes les éventuelles complicités.Alors que la République démocratique du Congo s’efforce de restaurer l’État de droit et de protéger son patrimoine public, la concession Basankusu de l’Office national des transports (ONATRA), se retrouve au centre d’une affaire foncière particulièrement préoccupante.

Les faits rapportés dépassent le cadre d’un simple différend de voisinage. Ils soulèvent de sérieuses interrogations sur la protection du domaine public et sur d’éventuelles tentatives d’appropriation irrégulière d’une concession appartenant à une entreprise publique.

Un déplacement nocturne des bornes qui soulève de graves interrogations

Selon les témoignages rapportés et les éléments visuels évoqués dans cette affaire, des personnes présentées comme des proches ou des adeptes de Jean Paul Bofili,et sonfrère aîné Jean-Paul Bofili, auraient fait irruption de nuit sur le site de l’ONATRA afin de déterrer et de déplacer les bornes officielles délimitant la concession.Une question fondamentale mérite dès lors d’être posée : pourquoi déplacer des bornes cadastrales pendant la nuit si l’on dispose de titres fonciers réguliers et de droits légalement reconnus ?La lumière doit être faite sur les circonstances de cette opération présumée, sur l’identité de ses exécutants et sur les éventuelles instructions dont ils auraient bénéficié.

La responsabilité morale et politique du sénateur mise en question

En sa qualité de membre du Sénat, Jean-Paul Boketsu Bofili est tenu, comme tout responsable public, à une exigence particulière d’exemplarité et de respect des institutions de la République.

La proximité de sa résidence avec la concession concernée, ainsi que les liens familiaux évoqués avec Jean Bofili, soulèvent des interrogations auxquelles seule une enquête sérieuse pourra apporter des réponses.

Il convient toutefois de distinguer les responsabilités familiales des responsabilités pénales. La justice devra notamment déterminer si le sénateur a personnellement participé aux faits, donné des instructions ou éventuellement usé de son influence pour faciliter une opération irrégulière.

Aucun mandat parlementaire ne saurait constituer un instrument de protection contre la loi. Si des éléments probants établissent une implication personnelle, les mécanismes judiciaires et constitutionnels applicables, notamment en matière d’immunité parlementaire, devront être mis en œuvre.

Deux exigences impératives pour rétablir la 

Face à la gravité des faits allégués, deux mesures prioritaires s’imposent :

1. L’interpellation de Jean Bofili et l’identification des autres personnes impliquées

Les autorités judiciaires sont appelées à examiner sans délai les éléments disponibles, à entendre Jean Bofili et toutes les personnes susceptibles d’avoir participé au déplacement des bornes, et à prendre les mesures légalement justifiées si les charges sont réunies.Les éventuelles infractions liées à l’atteinte aux biens publics, à la destruction de repères fonciers ou à une délimitation frauduleuse devront être qualifiées sur la base des faits établis.

2. L’ouverture d’une enquête judiciaire sur le sénateur Jean-Paul Boketsu Bofili

La justice doit également vérifier l’existence éventuelle d’une chaîne de commandement ou de complicités impliquant des personnalités politiques.

Si l’enquête établit que le sénateur a participé aux faits ou en a facilité la réalisation, les procédures judiciaires appropriées devront être engagées, dans le respect des dispositions constitutionnelles relatives à son statut parlementaire.

Appel aux autorités : Jean-Michel Sama Lukonde, Jean-Pierre Bemba et Martin Lukusa interpellés sur le dossier de l’ONATRA

Cette affaire constitue un véritable test pour les autorités chargées de la protection du patrimoine public et pour les institutions de la République.Trois personnalités sont particulièrement interpellées :

Jean-Michel Sama Lukonde, président du Sénat :** il est appelé à veiller au respect des principes républicains et à ce que le statut parlementaire ne constitue jamais un obstacle à la manifestation de la vérité. Les institutions du Sénat doivent favoriser la transparence et le respect des procédures judiciaires.

Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre et ministre des Transports :** en sa qualité de responsable de tutelle, il est attendu sur les mesures urgentes à prendre pour protéger le patrimoine de l’ONATRA et faire établir les circonstances de cette affaire.

Martin Lukusa, directeur général de l’ONATRA  il lui revient de défendre les intérêts de l’entreprise publique, de faire constater les faits et d’engager les démarches judiciaires nécessaires pour préserver la concession Basankusu.

Deux actions urgentes sont notamment attendues :

Faire constater les lieux : dépêcher des inspecteurs, des experts cadastraux et des responsables techniques afin d’établir un procès-verbal contradictoire sur l’état des lieux et le déplacement éventuel des bornes.Saisie les instances judiciaires : engager les démarches nécessaires auprès des autorités compétentes pour défendre les intérêts de l’ONATRA et préserver l’intégrité de la concession Basankusu.

Le silence ou l’inaction des institutions face à des accusations aussi graves ne ferait qu’entretenir les interrogations de l’opinion publique. Les Congolais attendent des réponses précises et des mesures concrètes, dans le strict respect de la loi.

Le patrimoine public ne doit pas devenir une propriété privée

La concession Basankusu de l’ONATRA appartient au patrimoine d’une entreprise publique et sa protection relève de l’intérêt général.Aucune influence politique, aucun lien familial et aucune position institutionnelle ne devraient permettre de soustraire quiconque à l’application de la loi.

Les Congolais attendent des réponses claires, une enquête impartiale et des actes concrets. Les bornes éventuellement déplacées doivent être rétablies sur la base des délimitations légalement établies.

La République ne peut tolérer que son patrimoine public devienne un enjeu d’appropriation privée. La justice doit faire toute la lumière sur cette affaire et établir les responsabilités, quels que soient les noms et les fonctions des personnes concernées.

Miroir politique

+243810057621(Rédaction) 

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